Aujourd’hui nous avons déjeuné sur une terrasse de la rue des Abbesses. Beaucoup de monde, autant de touristes que de Parisiens et masques rares. Alors que nous avions presque terminé de déjeuner, un jeune couple s’est assis à la table voisine. Personne ne venant prendre la commande, l’homme sans doute torturé par la faim s’est impatienté et a fini par se lever pour protester à l’intérieur de la brasserie. La femme s’est alors tournée vers nous pour nous expliquer que son compagnon travaillait dans la restauration et qu’il y avait là un mauvais process. Ce mot anglais devient de plus en plus courant poussant dans les catacombes tous les équivalents français qui ne manquent pourtant pas. L’anglais est devenu la langue internationale, j’ai entendu des paysans dans je ne sais plus quelle contrée perdue et non anglophone le parler presque couramment. L’anglais est aussi devenu la langue diplomatique (c’était jadis le français) et le comble est qu’il paraît être la langue utilisée par les officiels de l’Union européenne alors que la Grande-Bretagne n’y figure plus. On se demande pourquoi la Présidente de la commission européenne utilise l’Anglais dans ses discours, il me semble tout même que de belles langues existent en Europe et s’exprimer dans une de ces langues, et notamment la sienne, l’allemand, devrait être obligatoire si l’Europe veut affirmer un tant soit peu son identité dont la langue est un des marqueurs principaux.