Aujourd’hui, on tombe le masque. Les épidémiologistes tremblent et ne varient pas sur les variants possibles qui nous pendent au nez. Le ministère de la santé prend une position prudente : le masque n’est plus obligatoire dans les lieux où la promiscuité règne mais il est recommandé. Quant à la population, pour l’instant soulagée, elle ne manque pas d’ironiser mais aussi d’être
abasourdie par le spectacle « orwellien » des Chinois séquestrés, plus ou moins affamés, poursuivis par des hordes d’hommes-robots en combinaison blanche rayée de bleu. Une Chine qui se veut un modèle dans la lutte contre les virus dont elle est une grande pourvoyeuse. Nous ne savons pas vraiment combien de Chinois ont été tués par le SARS-CoV-2, mais nous connaissons le nombre d’Européens tués par ce virus et qui serait de 2 millions, c’est tout de même beaucoup. La politique du « zéro covid » suivie par la Chine a-t-elle épargné des vies au prix d’une coercition extravagante ? Nous l’ignorons car on peut douter des chiffres fournis par le gouvernement chinois. Le responsable de l’OMS s’est permis de faire remarquer aux autorités chinoises qu’elles y allaient tout de même un peu fort, les Chinois l’ont invité à la fermer. Ce qui
est certain, est que le spectacle donné par la Chine relativise les cris d’orfraie poussés par ceux qui en Europe, et notamment en France, protestaient contre la dictature sanitaire. J’ignore ce qui pourrait se passer dans l’avenir, car nous seront de plus en plus à la merci de virus émergents, mais la Chine nous montre qu’il est préférable d’être immunisé naturellement ou artificiellement par un vaccin que de tenter d’éradiquer un virus protéiforme porté par le vent.