« En cas de harcèlement sexuel, c’est à l'auteur des faits de démontrer devant la justice qu’il n’y a pas eu harcèlement. Le Défenseur des droits soutient les victimes et enquête pour les aider à gagner » http://bit.ly/2hkr2TL 18:01 - 25 nov. 2017
Ce gazouillis provient du Défenseur des droits, un certain Toubon recasé là par Hollande qui, dans un éclair de génie, efface en 140 caractères la présomption d’innocence et fait de l’accusé un présumé coupable, ouvrant ainsi la voie à toutes les vengeances ou toutes les perversions, car en l’absence de témoins comment l’accusé pourrait-il démontrer son innocence ? La plainte pouvant être unique, à moins de recruter les copines.
Quant au « délit d’outrage sexiste » inventé par Macron, c’est un excellent module de communication mais pratiquement inapplicable, sauf dans les rares cas où un agent assermenté assiste à l’outrage. Quant à l’outrage, ses contours seront bien difficiles à déterminer : un compliment un peu lourd est-il un outrage ? Outrage pour l’une et pas pour l’autre qui en sera peut-être flattée.
Autant la prise de conscience de la situation des femmes (voir Femmes) et d’assurer leur défense sont des nécessités, autant la création permanente de nouveaux délits soumis à un appareil policier et judiciaire débordé, et le déferlement accusatoire auquel on assiste risquent fort de dépasser son but, de ressembler à une chasse à l’homme et de transformer les relations entre hommes et femmes, quand « le désir devient un délit », en une guerre des sexes nourrie de méfiance, poursuivant ainsi l'américanisation de la société européenne.