Depuis le 6 novembre des milliers d’entre eux ont bloqué un pont autoroutier donnant accès à Islamabad. Pourquoi manifestaient-ils ? Pour demander la démission du ministre de la Justice. Elle a été obtenue ce jour au prix de sept morts et de deux cents blessés.
Ce ministre, dans un amendement à la loi sur le blasphème, avait en effet omis de préciser dans sa formulation que les candidats aux élections devaient explicitement reconnaître que Mahomet est le dernier des prophètes.
Or c’est bien évident qu’il l’est. Imaginez aujourd’hui qu’un homme (il est moins probable qu’il pourrait s’agir d’une femme) proclame que Dieu lui envoie régulièrement des messages directement ou par l’intermédiaire de l’archange Gabriel, que pensez-vous qu’il se passerait ? Où pensez-vous qu’il trouverait asile ?
Depuis l’an 610 après la venue du second prophète (qui, lui, n’a pas eu besoin de l’archange Gabriel comme intermédiaire), il y eut des prophètes et des Messies autoproclamés, mais les uns se sont révélés des escrocs à forte tendance libidineuse et les autres, sincères, ont été accueillis en milieu spécialisé.
Ces islamistes pakistanais ont donc parfaitement raison : Abū al-Qāsim Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Muṭṭalib ibn Hāshim est bien le dernier prophète du monothéisme à avoir été pris au sérieux, et avec un recul de 1400 ans.
Et que Dieu, dans sa miséricorde, nous préserve d’un quatrième.