L’espèce canine me semble être une des espèces qui comporte le plus de « racisés » et où les différences morphologiques et parfois comportementales sont les plus importantes. A première vue, il n’y a rien de commun entre l’aspect d’un basset et celui d’un chien-loup, comme il n’y rien de commun entre celui d’un lévrier et celui d’un bouledogue. Pourtant nous savons sans hésitation que ce sont tous des chiens, et eux se reconnaissent parfaitement entre eux. Une reconnaissance parfois hostile pour marquer leur territoire, la concurrence étant une forme de reconnaissance, mais le plus souvent avec bienveillance en cherchant à faire copin copin jusqu’à se humer le trou du cul. En se reconnaissant de la
même espèce malgré la multiplicité de leur aspect réciproque, les chiens nous donnent une leçon d’universalisme. Clifford D. SimaK dans un remarquable ouvrage d’anticipation : « Demain les chiens », recueil de nouvelles que j’ai lu il y a très longtemps, et qui est un des rares livres de science-fiction que j’ai conservés, nous a montré que le chien était l’avenir de l’homme.