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Coronaires, angine de poitrine, infarctus du myocarde. III

5. Qu’appelle-t-on angine de poitrine ?

 

C’est un signal d’alarme douloureux. La douleur dans la poitrine exprime le manque d’oxygène du cœur ou d’une de ses parties [ischémie]. Mais cette douleur (dite angineuse) est l’expression ultime, celle qui parvient à la conscience, elle a été précédée par d’autres évènements. D’abord la modification des transformations chimiques [métabolisme] dans les cellules cardiaques qui cherchent à pallier le manque d’oxygène en trouvant une autre source d’énergie, ensuite apparaît une baisse de l’efficacité du muscle mal perfusé [troubles de la cinétique], enfin son activité électrique [électrogénèse] - celle qui précède et provoque la contraction des fibres - est altérée, c’est cette altération que nous pouvons saisir en enregistrant un électrocardiogramme.

L’angine de poitrine (ou angor) est donc une douleur exprimant une souffrance du muscle cardiaque. Sa signification dans l’évolution de la maladie coronaire dépend des circonstances de déclenchement, de sa durée, de sa fréquence et de la modification de tous ces facteurs dans le temps.

Dans l’angine de poitrine stable il existe un ou plusieurs rétrécissements [sténoses] fixes sur une ou plusieurs coronaires (dans la grande majorité des cas par athérosclérose). Le débit de sang dans l’artère rétrécie peut suffire tant que l’adaptation de ce débit correspond aux besoins du territoire irrigué. S’il apparaît une discordance entre le débit sanguin et les besoins du muscle cardiaque, l’angor bloque le patient et vient le rappeler à l’ordre. Le travail du cœur - pompe à propulser le sang - doit s’adapter à la demande en sang oxygéné de l’ensemble de l’organisme et notamment des muscles et du tube digestif. Les besoins en oxygène du cœur augmentent donc parallèlement avec ceux des autres organes. L’état coronarien étant stable, l’angine poitrine apparaît toujours (ou presque) pour un même niveau de besoins et donc dans les mêmes circonstances que le patient finit par bien connaître (et par éviter), correspondant le plus souvent à un certain niveau d’effort, par exemple : marche plus ou moins rapide, en montée, contre le vent, par temps froid, associée à l’émotion d’être en retard ou à la digestion… La crise d’angine de poitrine cesse rapidement (en quelques minutes) avec la cause qui l’a déclenchée. Dans l’angor stable la circulation coronarienne est presque toujours suffisante au repos.

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O
Pas étonnant que le coeur soit devenu symbolique. Dr WO
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L
Sacré organe, que le coeur, moteur sans lequel on ne peut survivre. J'ai toujours un souvenir d'enfance d'une grande importance : la première transplantation cardiaque par le Pr. BARNARD. Aujourd'hui j'ai un oncle qui vit depuis 20 ans avec un coeur transplanté c'est dire.
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O
Tant mieux. Dr WO
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Z
Merci Doc, me voila rassurée Bizzzzzzzzzzzzz ZAZA
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O
Il faut bien recruter. Paisanterie mise à part, avec internet, les hypocondriaques n'ont pas besoin de moi pour nourrir leur hypocondrie. Une vulgarisation que je pense correcte peut contribuer à la prévention. Dr WO
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S
Docteur, vous allez finir par donner des angoisses à tous les hypocondriaques qui fréquentent votre blog ! Je suis sûre qu'ils vont se trouver tous les symptômes que vous décrivez... et foncer chez le cardiologue !
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O
Depuis William Heberden. Dr WO
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P
Le coeur a ses raisons que la raison connaît.
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