4. Comment peut se révéler l’insuffisance coronarienne ?
Pour le patient, et en simplifiant, l’insuffisance coronarienne (insuffisance de l’apport par les artères coronaires de sang oxygéné au cœur) peut se révéler de trois façons : la douleur, l’essoufflement et… la mort subite.
Dans plus de la moitié des cas la maladie se révèle par un arrêt cardiaque et se termine trop souvent avec lui. Les causes possibles de cet arrêt cardiaque sont diverses, mais la cause la plus fréquente est un trouble du rythme ventriculaire. Un territoire - pas forcément étendu – privé brutalement de sang oxygéné peut être à l’origine d’une désynchronisation de la contraction cardiaque. Normalement un schéma ordonné assure une contraction globale, efficace et périodique [rythme] de toutes les fibres musculaires, si les fibres des ventricules qui propulsent le sang dans les deux circulations (pulmonaire et générale ou systémique) se contractent de façon anarchique [fibrillation ventriculaire] le cœur devient totalement inefficace.
La douleur est le mode de révélation le plus commun. C’est une douleur sur le devant et au milieu de la poitrine, large et angoissante, pouvant irradier aux bras, à la mâchoire et dans le dos, donnant souvent l’impression d’un resserrement du thorax. Mais cette douleur n’est pas toujours aussi caractéristique.
L’essoufflement est un mode de révélation moins connu et beaucoup moins spécifique. Il peut
précéder la douleur ou rester isolé, en particulier lorsqu’il existe une atteinte cardiaque chronique [insuffisance cardiaque]