Lors de la dernière pandémie de COVID-19, 4,5 milliards de doses de vaccins à ARNm ont été administrées, le nombre de personnes concernées serait de l’ordre de 2,25 milliards. Nous attendons, heureusement vainement, l’hécatombe annoncée par les « antivax » et quoi qu’ils puissent affirmer, ces vaccins ont été bien tolérés et les complications exceptionnelles. J’ai été vacciné, cela n’a pas empêché le virus de loger chez moi quelques jours mais sans faire beaucoup de bruit malgré mon âge avancé. Il est parti discrètement sans laisser de trace mais en déposant comme cadeau de départ un petit paquet d’anticorps qui se sont ajoutés à ceux que le vaccin m’avait fournis transitoirement pour m’éviter une forme grave et une hospitalisation.
Ces constations que tout le monde a pu vérifier n’ont pas empêché une campagne permanente et si j’ose dire virulente contre les vaccins. Elle continue et ce n’est pas le rejeton farfelu des Kennedy, qui a sur les vaccins des conceptions scientifiques originales, que Trump a mis comme responsable de la Santé aux USA qui va arranger les choses. L’intérêt de ce ministre de la Maladie est que les médecins vont pouvoir se familiariser à nouveau avec des maladies infectieuses qui avaient plus ou moins disparu.
Cet extrait d’un commentaire de deux chercheurs anglais et américain paru dans The Lancet fin juillet 2025 rapporté par le site « Rédaction médicale et scientifique » montre à quel point cette campagne « antivax » fut intense.
Si la désinformation n’est pas propre aux États-Unis, son ampleur et sa portée mondiale le sont. Une analyse de 316 millions de tweets liés aux vaccins, publiés entre octobre 2019 et mars 2021 dans 18 langues différentes, a révélé que les États-Unis étaient un important exportateur de désinformation sur les vaccins contre la COVID-19, les comptes américains étant surreprésentés en tant que plateformes centrales dans les réseaux mondiaux de désinformation.
Une analyse longitudinale distincte portant sur près de 300 millions de tweets publiés sur Twitter (aujourd’hui X) en 2021 a révélé que seuls 800 comptes « super-diffuseurs » étaient responsables d’un tiers de tous les retweets contenant des informations erronées sur les vaccins, le compte le plus important étant celui de Robert F. Kennedy Jr, qui représentait plus de 13 % de ces retweets. Parmi les pays les plus affectés par ces fakenews américaines, citons : Nigéria, Ghana, Roumanie, Bulgarie.
Quel mal cette désinformation permanente, et largement diffusée va-t-elle faire ? La prochaine pandémie le dira.