Le parti national-socialiste des travailleurs allemands ou parti nazi ((abréviation de nationalsozialistisch) qui a porté son chef Adolf Hitler au pouvoir en 1933 avait par définition une composante nationaliste (et antisémite) et une composante socialiste. Les partis d’extrême droite, quel que soit le pays, ont toujours cette double composante même s’ils n’ont pas toujours la férocité délirante du nazisme allemand. C’est d’ailleurs ce qui différencie l’extrême droite de la droite qui, elle, à côté d'un nationalisme moins exacerbé ne comportant habituellement ni xénophobie, ni racisme, ni antisémitisme, n’a aucune ambition socialiste même si les problèmes sociaux peuvent s’imposer dans sa gouvernance. Par contre, les deux se satisfont pleinement du capitalisme. Sans faire d’amalgame, malgré quelques satellites un tantinet gammées gravitant autour de la cheffe, il faut admettre que le RN a ajouté à sa composante nationaliste, une composante socialiste incontestable. Les deux extrêmes du spectre politique se sont ainsi rejointes dans la démagogie des promesses intenables et ne sont pas à une contradiction près pour conquérir le pouvoir. Le passage de personnalités de l’une à l’autre a souvent été observé dans le passé, aujourd’hui des électeurs de Mélenchon comptent voter pour Marine Le Pen. Mélenchon lors des résultats du premier tour a clamé à trois reprises sa claire ambiguïté en demandant à ses électeurs de ne pas voter pour Marine Le Pen sans encourager pour autant à voter pour Emmanuel Macron, ce qui pourrait encourager à l’abstention. Emmanuel Macron tente également par la gauche de séduire cet électorat à l’abandon. Cependant 20% environ de électeurs mélenchonistes comptent ne pas suivre leur chef de file et se déplaceront pour voter pour l’héritière de la famille Le Pen. C’est ainsi que l’extrême gauche va nourrir l’extrême droite. La radicalité est une tournure d’esprit capable de se greffer sur n’importe quel terrain pour s’exprimer.