Cette photo montre une boutique à Séoul où le marchand coréen, masque au menton, expose ses décorations et ses pères Noël, illustrant ainsi la mondialisation de la fête de Noël suivie dans la plupart des pays. J’ai eu l’occasion de fêter Noël à Bangkok par 40° à l’ombre, le sapin, symbole germanique de la vitalité, recouvert de coton pour figurer la neige. Le père Noël aux yeux bridés, dans son allure et ses atours désormais traditionnels, mais crées au XIX siècle en Europe, chaudement vêtu par une température caniculaire, conservait stoïquement le sourire. Le christianisme a fait du 25 décembre, dans la période du solstice d’hiver, le jour de la naissance de Jésus de Nazareth, date choisie arbitrairement au IVème siècle car elle est ignorée, une ignorance qui ne préoccupait guère les premiers chrétiens. Le Noël chrétien a repoussé dans l’ombre de l’histoire les fêtes romaines de l’antiquité qui se déroulaient à la même période comme celle du "Soleil invaincu" ou les saturnales, mais il s’est sécularisé pour devenir la fête de la famille et le motif de réjouissances faisant un peu renaître les saturnales romaines, surtout si l’on y joint la fête du jour de l’an qui, cette année, ne sera guère réjouissante.