13 Août 2024
Une minorité d’individus mal dans leur genre et donc mal dans leur peau a réussi à imposer dans les sociétés démocratiques une confusion dans la dualité sexuelle de l’espèce humaine nécessaire à sa reproduction. Cette confusion ne concerne pas, pour l’instant, l’ensemble du règne animal. Il est vrai que l’on ne connait pas le ressenti des animaux en cette matière et que certaines bêtes assignées mâles par la nature se sentiraient peut-être mieux en étant femelles et vice versa. Quoi qu’il en soit la majorité des gens sont satisfaits du sexe attribué par la loterie naturelle ou en tout cas font avec, et la plupart avec plaisir.
Mais pour cette minorité fort active, le sexe biologique à la fois génétique et organique est contestable : soit on en change lorsque l’incongruence provoque des troubles ou par désir, soit on reste entre les deux en passant le Rubicon dans un sens ou dans l’autre selon les besoins. Pour la « théorie » du genre, le « sexe biologique n’est qu’un présupposé » et on pourrait faire une croix dessus (avec délicatesse).
Plutôt qu’une croix ne faut-il pas y mettre une médaille ? Les récents jeux olympiques ont été l’occasion (ce n’est pas la première) d’une polémique au sujet de la boxeuse algérienne de morphologie masculine, sans doute intersexuée (je n’ai pas de renseignements indiscrets sur ses organes), mais génétiquement homme, le couple de chromosomes sexuels étant du type XY (et non XX). Cette boxeuse a d’ailleurs montré sa puissance musculaire et son taux de testostérone en gagnant la médaille d’or de sa catégorie parmi les femmes. L’Italienne qui a abandonné dès le début du combat en a un souvenir douloureux.*
Afin d’éviter ces polémiques stériles qui seront de plus en plus fréquentes étant donnée la confusion modulable des sexes, et les transgenres qui voudront concourir avec les personnes ayant le genre qu'ils ont acquis (on peut prévoir que ce sera le genre féminin), il serait temps de ne pas séparer artificiellement les soi-disant hommes et les soi-disant femmes et de les faire concourir ensemble dans les différents sports, ce qui permettra d’éviter tout sexisme. A condition, bien sûr, de renforcer le pôle médical quand il s’agira des sports de combat et d’accroître la vigilance des arbitres lors des embrassades du judo. On ne sait jamais jusqu’où peuvent aller les « présupposés ».
Tout le monde à égalité en évitant toute discrimination parait séduisant, mais pour paraphraser Orwell : certains seront plus égaux que certaines et je suis conscient que cette proposition, pourtant progressiste, a paradoxalement un parfum afghan prononcé en conduisant à l’effacement des soi-disant femmes dans les concours sportifs. Ce qui montre encore une fois que l’on peut faire le mal en voulant faire le bien.
* "Dans un entretien exclusif avec Le Point, le préparateur de la médaillée d'or, Georges Cazorla, a confié que lors d'un examen au CHU du Kremlin-Bicêtre « un problème avec ses hormones » ainsi qu'avec « ses chromosomes » avait été détecté, en 2023, et l'endocrinologue qui l'avait examinée avait affirmé qu'elle peut se reconnaître comme femme malgré tout."
Illustration ; José Ribera : « La femme à barbe »