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Un modèle révolutionnaire

Daniel Ortega, ancien guerillero, du « parti sandiniste de libération nationale », vient de montrer le chemin pour conclure une bonne révolution dite de gauche. Président du Nicaragua depuis 2007, il vient enfin de décider, à 80 ans, le 19 juillet dernier,  qu’étant la voix unique du peuple : « il n’y aura plus d’élections ». Il faut rendre hommage à cet ancien gauchiste pour balayer l’hypocrisie de beaucoup de dictateurs qui éprouvent encore le besoin de chercher un vernis de légitimité en organisant des élections truquées et sans opposants pour obtenir 98% des voix, ce qui fait rire (un peu jaune) les électeurs et le monde entier. Ortega, en véritable révolutionnaire, supprime la mascarade des élections qui ne servent à rien et font perdre un temps précieux à un pays. Ortega reste dans le droit fil de sa révolution qui l’a amené au pouvoir et fit sa fortune : il parle de lubie impérialiste du pluralisme, « l’histoire des partis installés par les Yankees revenant au gouvernement est finie ». Ortega est un anti-impérialiste pur jus et en accord avec ceux qui affirment en Occident : « élections, piège à cons ».
La révolution d’Ortega pourrait-elle inspirer Mélenchon ? Ce dernier, il n’y a pas si longtemps, en 2017, proposait bien  de rejoindre l’Alliance bolivarienne composée du Nicaragua déjà dirigé par Ortega, du Venezuela et de Cuba, des pays à la dérive que le chef de la meute a manifestement pris pour modèles de gouvernement. D’ailleurs, récemment, en 2025, la députée « insoumise » Gabrielle Cathalla affirmait, sans sourciller, que « le Nicaragua, Cuba ou l’Algérie sont des pays qui portent la voix des droits de l’homme » (défense de rire, on ne rit pas des malheurs d’un peuple et de la parole des débiles mentaux).
« Plus le mensonge est gros, mieux il passe » aurait dit Goebbels. On peut, en effet, constater qu’il est parfaitement digéré par le usurpateurs de l’insoumission et leurs sympathisants, mais quand le cerveau est lavé, on peut avaler n’importe quoi.

 

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C
En fait, le parfait dictateur, quand il est dans l'opposition, est une démocrate intransigeant et choqué par des détails ( "oh mon Dieu, le 49.3, quel scandale" !... il ne démissionne pas malgré les mauvais sondages ? quel dictateur !!!... le parlement a voté le contraire de ce qui avait été voté auparavant ? quel scandale démocratique !")<br /> Mais...<br /> une fois au pouvoir, c'est différent : ses opposants sont des traitres à la patrie, les journalistes à la solde de l'ennemi, les élections ok mais sans opposition guidée de l'étranger, et les manifestations punies de 15 ans de prison... <br /> <br /> un peu comme en... Russie ! oui, exactement ! <br /> <br /> PS : c'était ma rubrique : "mais qu'est-ce-que Poutine vient faire là-dedans ?"
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D
C'est un peu Dr Jekyll et M. Hyde selon la situation au pouvoir ou dans l'opposition. Poutine, comme les autres dictateurs, a sa place ici, ils agissent tous de la même façon quelle que soit l'idéologie qui les a amenés au pouvoir et à la fortune qui va avec.
B
"... la parole des débiles mentaux.", appellation d'origine non contrôlée. A votre courte liste il faudrait ajouter tous les autres dictateurs comme les dirigeants nazis ou ceux de l'ex-URSS, de la Chine ou de la Corée du Nord. Ce me semble un qualificatif peu adapté de la même façon que tous "nos" islamo-terroristes sont des "déséquilibrés" qui ne savent pas ce qu'ils font. Une indulgence mal venue, le "pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" biblique.<br /> <br /> PS Oui, je sais, j'enfreins votre oukase me priant de ne pas commenter vos articles, mais il y a des fois où il faut savoir prendre des risques
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P
D'accord, Mélenchon a une fascination pour les dictateurs et Ortega se débarrasse de l'hypocrisie en supprimant les élections dans son pays.<br /> Mais pourquoi ce petit coup de pied en vache contre ceux qui, en France, pensent que les élections sont trop souvent des pièges à con? Certes, le suffrage est universel et les urnes ne sont pas (trop) bourrées mais pour le reste? L'électeur est-il informé, éduqué et les médias ne le manipulent-ils pas? Respecte-t-on sa décision quand elle déplaît? Etc<br /> Se comparer à pire n'absout pas le mauvais. Et même il sert d'excuse.
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D
Ce petit coup de pied ne vous était pas spécialement destiné, mais j'ai pensé à votre réaction éventuelle en le donnant. Je répondrais en paraphrasant Churchill, les élections constituent le plus mauvais système pour choisir des représentants, à l'exclusion de tous les autres. Et sans être dupe de ce que l'on peut en faire, mais il faut choisir la façon la moins injuste d'être berné.