Cet entrefilet paru dans le Marianne du 30 avril dernier ouvre des horizons pour les programmes à venir du personnel politique. Dans les gares, qui par nature sont des espaces très vastes, trouver des toilettes n’est pas toujours évident. En général il s’agit d’un lieu unique, exigu, encombré et le plus souvent payant. Cet entrefilet montre que la solution est simple : plutôt que fournir aux usagers suffisamment de toilettes dans un espace aussi grand, il est évident qu’il faut changer leur comportement quand il est inapproprié, poussé par l’urgence et la nécessité. Je trouve que la solution trouvée par la SNCF devrait être plus largement exploitée. Nous avons déjà la communication pour remplacer la réalisation, il faut y ajouter la modification du comportement de la population face à une situation difficile. S’il existe une menace que l’on est incapable d’écarter, il suffit de changer le comportement de ceux qui sont menacés : leur apprendre à ne pas avoir peur. Si l’on ne peut pas réduire la pauvreté, il faut apprendre aux pauvres à admettre leur pauvreté. Ce programme politique peut se décliner dans tous les domaines de l’impuissance. C’est une extension de la méthode Coué. A vrai dire, je m’aperçois à la fin de ce petit billet que son titre est erroné : cette politique n’est aucunement nouvelle.