Fin avril « Julien Bayou, candidat à la présidence de la région Ile-de-France et également chef d'EELV, a dévoilé dans un tweet une série de visuels déclinant les exemples de supposés adversaires de l'écologie pour inciter ses propres sympathisants à aller voter. Sur l'une des images, retirée depuis, figuraient des personnes âgées souriant et le slogan : "Les boomers, eux, ont prévu d'aller voter". L'intéressé s'est depuis excusé ». Ce visuel élégant, qui a sans doute été apprécié par les ascendants du chef vert et qui aurait intérêt à mûrir, illustre ce que la pandémie a mis en évidence : une lutte des classes d’âge. La lutte contre la pandémie a d’abord conduit à sectionner la population en tranches basées sur l’âge. Les vieux les plus menacés (mais ils le sont par définition) ont bénéficié des premiers vaccins, puis des vaccins ont été distribués par catégories d’âge avec le gag de l’Astra-Zeneca d’abord interdit au-dessus de 65 ans, puis interdit au moins de 55 ans. Les vieux se méfiant des jeunes, porteurs asymptomatiques du virus, et les jeunes accusant les vieux de leur pourrir la vie en s’accrochant à elle. Des vieux, se sentant coupables, accusant les autres vieux d’avoir pillé sans frein le pays lorsqu’ils étaient jeunes laissant ainsi les jeunes d’aujourd’hui dépourvus et endettés. Les jeunes accusant les vieux de ne pas assez se préoccuper de l’écologie en les soupçonnant de ne pas le faire car mis en terre avant que celle-ci ne se réchauffe. Les vieux ne comprenant pas trop comment on peut choisir son sexe et interloqués par la multiplication des genres au même titre que les espèces. Des jeunes qui réclament le respect des races face à des vieux qui avaient eu tant de mal à les faire disparaître. Des très vieux qui ont été directement ou indirectement victimes du fascisme et qui ne comprennent pas que des jeunes puissent les traiter de fascistes et dont la seule excuse est d’être ignorants. Mais c’est avec les jeunes idiots que l’on fait les vieux cons.