Je n’ai pas de sympathie particulière pour Mme Barèges mais je suppose que son apport au débat lors de la réunion des maires avec Macron à Souillac est exact car de tels faits ne s’inventent pas.
Cette intervention mettait tout de même le doigt là où ça fait mal (honni soit qui mal y pense), c’est à dire sur un dysfonctionnement de l’Etat, et de la justice dans l’exécution des décisions avec des conséquences qui peuvent être criminelles.
Ce qui m’étonne dans cet entrefilet tiré du Canard enchaîné d’aujourd’hui, ce sont deux choses :
- d’abord le titre : « Barèges ose tout », manifestement ironique alors qu’il s’agit de la vérité, du moins je le suppose. C’est vrai que la vérité est parfois osée. Peut-être que la sodomisation, et de surcroît d’une octogénaire, est apparue déplacée dans cette assemblée propre sur elle, et susceptible de heurter les oreilles présidentielles.
- ensuite les huées qui ont accueilli cette intervention, elles montrent bien que la réalité dans sa crudité n’est pas bonne à raconter, qu’elle est gênante, qu’il vaut mieux la nier pour son confort intellectuel et exécuter par des huées celui ou celle qui dit la vérité.
Le titre est de Guy Béart