Un délinquant de nationalité française est en garde à vue car fortement soupçonné d’être l’assassin des quatre victimes du musée juif de Bruxelles, après avoir participé à « la guerre sainte » des islamistes en Syrie. A noter que les intégristes recrutent leurs « bons » musulmans parmi les délinquants multirécidivistes, ce qui ne soigne guère l’image de l’Islam.
Lorsqu’un tel individu finit par être arrêté ou tué, les médias en font une véritable vedette, ne cessant de pondre des papiers sur son enfance et son parcours (il s’agit en général de la liste de ses délits passés, des prisons fréquentées et de ses voyages vers le Moyen orient). S’y ajoutent les interviews de ceux qui l’ont approché et la plupart d’entre eux affirment que le tueur était un ange de calme et de douceur. Déclarations en contradiction avec celles des services de police qui affirment, eux, l’avoir surveillé de près, surveillance si étroite qu’elle n’a aucunement gêné ses déplacements multiples sur le territoire, à l’étranger et son retour en France.
Bien sûr, le public a le droit à l’information, information qui dans ce cas précis devrait le faire vomir, car les médias lui en bourrent la gueule comme on le fait pour les oies. Le public a le droit à l’information et l’assassin à la publicité.
On sait que relater une série de suicides encourage d’autres à passer à l’acte. Et si relater avec autant de complaisance l’histoire (au demeurant sans intérêt) d’un individu passé de la délinquance banale à la délinquance religieuse était un encouragement pour d’autres à passer à l’acte ?
Que l’on dise que le terroriste auteur d’une tuerie a été arrêté. Bien. Mais que l’on en reste là. Il ne mérite pas que l’on parle aussi abondamment de lui, en affichant sa bobine à la moindre occasion. Un silence d’enterrement serait probablement plus convenable que la publicité faite autour de son nom et de ses actes, et qui ne peut qu’encourager des émules à l’imiter.