Cette photo est celle de Jessica Yaniv, activiste transgenre qui a porté plainte pour discrimination contre une esthéticienne qui avait refusé de lui faire une "épilation brésilienne" car répugnant à tripoter son appareil masculin dûment conservé par cet homme qui se ressentait femme, se comportait comme telle, en imposant aux autres de considérer sa personne comme une femme.
Pour mémoire, les schémas ci-dessous exposent les différentes formes d'épilation :
On comprend que l'esthéticienne, pleinement conforme à son sexe biologique, s'estimait non formée pour le travail intime qui lui était demandé. Pour Yaniv, il s'agissait d'une discrimination transphobe. Mais en octobre 2018, un tribunal de Colombie-Britannique a donné raison à l'esthéticienne, son avocat faisant remarquer qu' «aucune femme ne devrait être obligée de toucher des organes génitaux masculins contre son gré, quel que soit le genre de la personne».
Cette histoire rapportée par Slate montre à quel point la civilisation occidentale pédale de plus en plus fortement dans la choucroute. Il est permis à présent à un individu de choisir son genre : masculin, féminin, ou autre (?). Laissant de côté la biologie (chromosomique, anatomique, hormonale...) en se basant uniquement sur son ressenti, voire son désir. On se demande d'ailleurs où va s'arrêter le ressenti et le désir qui pourraient toucher d'autres domaines. Mais si une personne se sent du sexe opposé et se comporte comme tel, a-t-elle le droit d'imposer aux autres de la voir tel qu'elle se voit. Les hommes qui se veulent femmes, s'ils ne subissent pas des transformations radicales (mais sans obtenir la faculté primordiale de procréer) ont-ils le droit d'imposer aux autres la vision qu'ils ont d'eux-mêmes ? On constate que ceux qui ne les considèrent pas comme ils se sentent sont traités de transphobes. Les activistes transsexuels exercent de fortes pressions sur ceux qui ont un autre point de vue que le leur, jusqu'à vouloir interdire conférences et écrits qui ne vont pas dans leur sens*, le simple mot "femme" pouvant être considéré comme excluant ("personne pourvue d'un utérus" étant plus politiquement correct). Ces hommes, qui resteront des hommes quoi qu'ils fassent, exigent de ne fréquenter que les lieux réservés aux femmes biologiquement déterminées y compris pour les épreuves sportives, s'opposant aux féministes dites radicales ("critiques de la notion de genre") qui défendent la spécificité de leur féminité et qui de ce fait sont considérées Outre-Atlantique comme transphobes rétrogrades. Pourtant la déclaration de l'une d'entre elles ne me parait pas pas illogique : «les personnes trans méritent d'obtenir tous les droits et protections légales nécessaires. Mais il serait beaucoup plus logique que ces protections légales soient accordées en fonction de leur statut de personne trans, pas en fonction de celui de femme».
* "Certain·es activistes trans font pression pour qu'un nombre toujours croissant d'opinions et de déclarations soient considérées comme transphobes, même lorsque c'est discutable, à l'image de cette journaliste qui a interviewé des personnes qui ont détransitionné (soit décidé de ne plus être transgenre) et qui a été harcelée et qualifiée de transphobe simplement pour avoir voulu rendre compte de la complexité de ces cheminements personnels".