Alors qu’aux USA on considère officiellement (depuis peu) que ne pas mentionner sur l’emballage des produits homéopathiques à la vente qu’« Il n’y a aucune preuve scientifique de l’efficacité de ce produit » et que dans le cas où un laboratoire ne le ferait pas, il pourrait être poursuivi pour publicité mensongère (voir « Enfin ! »), en Ontario, une province du Canada, les homéopathes peuvent à présent traiter des patients atteints de cancer ! Il existe même un Ordre des homéopathes. Ce qui est amusant, si j’ose dire, est qu’un responsable de cet Ordre a déclaré : "Notre travail, c’est de s’assurer que les gens aient accès à des homéopathes compétents et qualifiés".
On peut rassurer les malades : que l’homéopathe soit compétent ou pas, cela ne changera rien à l’évolution de leur cancer, sauf qu’en l’absence de traitement efficace associé, ils mourront plus rapidement.
Dans l’article que j’ai consulté, il est signalé qu’en 2016, dans une ville de l’Ouest du Canada un garçon est décédé des suites d’une infection streptococcique, car sa mère a préféré le soigner avec des remèdes homéopathiques.
Je suis déçu, je pensais les Canadiens plus sensés. Mais pourquoi le seraient-ils plus que les homéopathes ?
NB. Ce petit billet est la preuve de mon overdose des élections présidentielles qui traînent depuis des mois et qui continuent à monopoliser les ondes et les écrans. Il faut faire quelque chose, cela devient insupportable. C’est dans ce domaine que l’on pourrait utiliser à bon escient un traitement homéopathique.