Le personnage un peu féminin est atteint d’un léger strabisme et les yeux un peu injectés permettent de se demander s’il n’est pas shooté à l’alcool ou à une drogue.
Cette œuvre fut attribuée à Léonard de Vinci en 2005, sous la poussée de quatre experts, alors qu’auparavant elle avait été attribuée à des élèves de Léonard et adjugée en 1958 pour la modique somme de 45 livres britanniques.
Ce n’est donc pas l’œuvre qui a une valeur intrinsèque mais évidemment la signature qui lui est attribuée. Nous sommes là dans le domaine de l'illusoire et c’est enfoncer une porte ouverte que de dire que le marché de l’art est totalement artificiel à la manière d’une bulle qui, si elle crève, ne fait heureusement aucun mal sauf aux spéculateurs que l’on peut difficilement plaindre. Encore que j’ai tendance à plaindre la personne ayant chaque jour sous les yeux un Basquiat acheté pour la somme de 110 millions de dollars !
Le plus rigolo est que le « Salavator Mundi » ne vaut peut-être que 45 livres britanniques (ou un peu plus si l’on tient compte de l’inflation) car il n’est pas sûr qu’il soit de Léonard. Certains en doute en raison, en particulier, de l’absence de déformation de l'image de la main gauche à travers l'épaisse boule de verre, une erreur que n’aurait pas commise un connaisseur de la science optique comme Léonard.
Mais comme l’a déclaré un responsable de chez Christie’s en se frottant sans doute les mains : c’est un « moment extraordinaire » pour le marché de l’art. Après tout, ces sommes extravagantes ne circulent pas entièrement en circuit fermé : des prélèvements sur les transactions permettent n’en faire profiter un peu la société et encourager la création si le marché de l’art se porte bien n’est pas non plus une mauvaise chose. Cependant…
Excuse-moi Léonard, même si cette peinture est de toi, elle ne vaut pas ce prix et c’est toute même choquant d’engloutir une telle somme pour la posséder ; 450 millions de dollars dont on aurait pu faire un meilleur usage ailleurs.