Aujourd’hui, dans un journal généraliste, j’ai noté trois faits économiques : la famille Pinault cède FNAC-Darty au groupe allemand Ceconomy, l’usine TIM qui fabrique des cabines d’engins de chantier avec 1 million d’euros de pertes mensuelles, a été reprise par un manager d’origine bulgare, les Italiens veulent remplacer les Coréens à la tête des constructions navales STX mais à condition d’avoir la majorité comme leurs prédécesseurs, ce qui ne convient pas au gouvernement actuel.
Ces quelques exemples ont été piochés aujourd’hui, mais chacun sait qu’il y en a bien d’autres comme les vignobles devenus chinois ou les hôtels de luxe devenus arabes.
Si des étrangers viennent moissonner en France, je suppose que les Français font également leur marché en dehors de l’hexagone, mais on en parle moins.
La mondialisation économique, c’est comme un shaker à cocktail, ce qui est dedans est sérieusement secoué et ce qui en sort n’est pas toujours buvable.
Pour les groupes investisseurs la mondialisation ressemble au jeu des chaises. Ils tournent autour du monde et installent leur postérieur de poids dès qu’une chaise se libère si elle n’est pas trop bancale. Mais les Etats sont souvent là pour recoller les morceaux et pour donner un coup de pouce que l’investisseur suce un peu avant de s’en aller pour chercher une autre chaise ou plutôt un autre fauteuil de PDG.