Une partie de la population est atteinte d’une maladie de foi républicaine qui provoque une jaunisse ne touchant que le thorax.
Il semble que les premiers cas furent signalés en octobre 2018 mais la contagion a été rapide au point d’atteindre près de 300000 personnes à la mi-novembre en provoquant déjà à l’époque quelques morts. La maladie a d’abord touché la province, et ce n’est que dans un second temps qu’elle toucha les villes importantes en l’absence de mesures d’isolement.
Au départ l’essence de l’affection se borna à un coup de pompe frappant des populations souffrant d'un déficit d’argent, une fatigue que tout le monde pensait transitoire et en particulier les autorités (in)compétentes qui ont manifestement négligé ces premiers symptômes qui paraissaient, il est vrai, anodins. Pourtant, les personnes touchées furent dès le début amenées à sortir de chez elles et à se rassembler sur des ronds-points pour comparer leurs symptômes et exiger un traitement urgent.
C’est ainsi que le coup de pompe initial fut suivi d’une agitation qui entrava la circulation sur les routes pour connaître des paroxysmes hebdomadaires qui poussèrent des cohortes à se déplacer dans les grandes villes où des infirmiers pourtant durement équipés eurent bien du mal à les contrôler afin d’éviter que les (im)patients ne se blessent dans leurs mouvements désordonnés en se coupant avec les vitres brisées des magasins, les échardes des portes enfoncées ou les arêtes des pierres historiques.
Cette maladie toucha même des personnalités qui ne souffraient d’aucun déficit en argent. Ce fut le cas de Mr Wauquiez qui fut atteint d’une désorientation au point de ne pas savoir s’il avait enfilé un gilet ou pas ou de Mr Mélenchon dont le comportement devint inquiétant, et bien qu’insoumis, il serait souhaitable qu’il se soumette à un examen de conscience.
Quelques tentatives thérapeutiques furent faites sans grand résultat, la jaunisse persiste et l’agitation avec elle. Ces prochains jours doit s’ouvrir un congrès pour débattre de la situation sanitaire de la France. Espérons, mais le pronostic reste incertain.