"Des policiers poussent un lit alors que les gens célèbrent la Journée mondiale de la paresse à Itagüí, en Colombie, le 21 août. Chaque année depuis 1985, cette ville, située dans la banlieue de Medellin, célèbre l'art de ne rien faire. Les manifestants se promènent en baldaquins, en lits à bascule ou sont transportés à bout de bras par des porteurs sur fond de musique et d'acclamations de spectateurs." (Slate). La paresse, c'est un don. Ne faire absolument rien, c'est difficile. Je n'ai jamais réussi à le faire. Lire, s'amuser ou même se promener, ce n'est pas de la paresse, cela demande un effort. Quand il m'est arrivé de tenter la paresse, le vraie, pris de remords j'ai été obligé d'abandonner. La vacuité me rend mal à l'aise. Un avant-goût de la mort, peut-être. Mais l'immobilité de la méditation est-elle une paresse ? Le voyage intérieur n'est-il pas une activité ? La vraie paresse serait donc de dormir et chacun sait que chaque nuit on meurt un peu.