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La culpabilité de la victime

Les deux extrémités du spectre politique français ont de la sympathie pour Poutine. J’ignore ce qui leur plait en lui. Est-ce son côté viril qu’il n’hésite pas à prouver ? Seul le minuscule SARS-Cov-2 a semblé un moment le terroriser au point d’éloigner ses interlocuteurs à six mètres. Est-ce son côté autocrate ? Une main de fer dans un gant de fer, considérant qu’un bon opposant est un opposant mort, et il a fait preuve de beaucoup d’imagination pour qu’il en soit ainsi, n’hésitant pas à appliquer son traitement à l’étranger, suivant en cela son maître Staline.

Mais voilà qu’ils ne peuvent plus admirer ouvertement leur héros depuis qu’il a envahi l’Ukraine, trouvant que son pays n’était pas assez grand ou persuadé que les Etats Baltes, la Pologne ou la Roumanie voulaient l’envahir sous l’égide de l’OTAN. Un autocrate ne se sent jamais en sécurité, et à l’heure des missiles intercontinentaux, il recherche toujours comme par le passé l’hygiène des Etats tampons.

Les admirateurs français de Poutine ont quelques difficultés à montrer leur admiration pour celui qui écrase les villes sous les bombes comme il le fit à Grozny ou à Alep, villes suffisamment éloignées pour ne pas lui en avoir tenu rigueur. On est obligé de garder le silence quand son armée vise plus volontiers les cibles civiles que les cibles militaires, quand elle se livre à un massacre sur des civils désarmés, ou que sa soldatesque se repose un peu de la guerre sur les Ukrainiennes.

Alors quand on ne peut plus admirer ouvertement son héros, il ne reste pour l’aider qu’à s’attaquer à ses adversaires. Difficile de médire sur les Ukrainiens qui défendent avec acharnement leur patrie. Par contre le premier d’entre eux, Zelensky, est à leur portée. On expose son passé qui ne manque pas de scories, on se gausse de ses facéties d’ancien amuseur et on en rajoute un peu. Pourtant aujourd’hui, il ne démérite pas. Vouloir abaisser l’agressé c’est vouloir excuser l’agresseur.

Illustration : Si Lewen (La parade)

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C
Je me demande s'il n'y a pas chez les extrêmes de droite et de gauche un gène de collaboration systématique avec l'ennemi, de trahison innée, de larbinisme atavique.  Hier, des communistes qui prennent à leur compte un  pacte germano-soviétique et ne reprennent le combat que lorsqu'il est dénoncé. Et un Pétain qui se dépêche d'offrir la France à Hitler et qui est présenté par ses admirateurs d'aujourd'hui comme un résistant. <br /> Et aujourd'hui, dans les deux camps, ils voudraient quitter l'OTAN (pas tout de suite, bien sûr, disent-ils) pour aller trouver un "accord de paix" avec Poutine sur le modèle, je suppose, de l'accord de paix obtenu par la Biélorussie de Loukachenko. <br />  
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B
Etes-vous sûr de toutes vos informations concernant les actions et les exactions des forces en présence ?<br /> J'avais cru comprendre que CNN avait révélé quelques irrégularités concernant le devenir des armes et munitions fournies à l'armée ukrainienne par l'UE, et que Amnesty International avait émis certaines réserves quant à la geste de certains éléments  de cette même armée...<br />  
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S
Ce matin, sur France Musique, une émission sur les compositeurs, musiciens et chefs d'orchestre du XXe siècle, autour de Igor Markevitch (Glinka, Rimsky-Korsakov, Glazounov, Prokofiev, Cortot, Rubinstein, Nadia Boulanger, Poulenc, Satie...).<br /> Des Russes, des Ukrainiens, des Bosniaques, des Français, se recevant les uns les autres : un melting pot sans les préoccupations politiques empoisonnant les relations. <br /> Un bonheur.
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O
"éloigner ses interlocuteurs à six mètres." A-t-on des photos montrant d'autres interlocuteurs que Macron éloignés à six mètres? Sinon, peut être que ce traitement ait été réservé à notre roitelet national.
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