Aujourd’hui, j’ai attrapé un an de plus. Certes, ça m’est venu progressivement, un peu chaque jour, mais ce matin c’est officiel : je suis affligé d’un deuxième chiffre différent. L’impact psychologique est cependant moins grave que lorsque c’est le premier qui change. Encore une illusion.
Il est de coutume de souhaiter dans ce cas un « joyeux anniversaire ». Lorsque l’on est jeune, vieillir est presque toujours joyeux, c’est acquérir plus de force, plus de connaissances, et plus d’autonomie. Passé un certain âge, un anniversaire est le signe du grignotage d’une vie descendante.
Néanmoins, quel que soit l’âge, un anniversaire réserve une vraie joie : celle d’être encore en vie.
J’ai cherché une illustration de cette joie de vivre et je l’ai trouvée dans un tableau de Picasso :
« Deux femmes courant sur la plage ». Je ne connais aucun autre tableau qui exprime à ce point le mouvement, la vitalité et la liberté.