Mais des étudiants (sic) réussissent le prodige de bloquer (depuis 2 semaines) l’université de Tolbiac tout en la déclarant ouverte.
Il est vrai que quand on est pris d’un prurit révolutionnaire, affection d’une grande banalité en France, et qui pousse jusqu’à se nommer pompeusement « Commune de Tolbiac », tout est possible : parler au nom de tous les étudiants quand on ne représente qu’une minorité, parler au nom du peuple quand on n’en fait pas partie, insulter l’Etat qui vous permet de faire des études (occupation qui semble être pour certains le dernier de leurs soucis).
« A Tolbiac, c’est plutôt l’esprit Notre-Dame-des-Landes universitaire » proclame une banderole. Il est vrai qu’avec le blocage, l’université a l’aspect désertique d’une piste d’aéroport et que quelques chèvres y seraient les bienvenues.
De 50 à 200 étudiants (sur les 10000 en sciences humaines) vivent sur les lieux et bloquent l’accès en réclamant les choses les plus diverses et sans rapport avec l’université, en espérant une grève générale pour refaire un mai 68, cinquante après.
Eh ! Jeunes gens ! Révisez vos cours d’histoire : les trente glorieuses, c’est terminé, on n’a plus les moyens de faire la fête, et le communisme soviétique, le maoïsme, le pol-potisme, le kim jonguisme, le castrisme, le chavisme ont échoué, en assurant, certes, une égalité : la pauvreté pour tous, sauf pour les dirigeants qui vivaient dans le luxe, bien que responsables de millions de morts, partis sans avoir vu les lendemains qui chantent.
Est-il possible, jeunes gens, que votre ambition est, en fait, d’accéder par votre action au statut de dirigeant politique, ce qui est bien compréhensible par ces temps de chômage, même pour les diplômés, surtout en sciences humaines.