L’esprit est envahi par le politico-sanitaire. Plus sanitaire que politique puisque la politique n’est devenue depuis quelques mois que la gestion du sanitaire. Pas de plateau TV sans un de mes confrères, souvent deux. On se demande parfois si les chefs de service ne passent pas plus temps à commenter la crise sanitaire en damant le pion aux politiques, qu’à être dans leur service à soigner leurs malades. Le mot le plus souvent employé par le monde médiatique est : pédagogie souvent associée à transparence. La population française est devenue une immense classe soumise à la télé-éducation. Un enseignement à distance. Les médecins font de la pédagogie, en général pas trop mal, sauf qu’au fur et à mesure du déroulement de l’épidémie ils ont été amenés à changer le contenu de leurs cours devenus rapidement obsolètes. Les commentateurs tentent de faire de la pédagogie dans des domaines qu’ils ignorent ou découvrent. Mais surtout les invités sur les plateaux TV reprochent au gouvernement et de façon répétée de ne pas faire de pédagogie et de ne pas être transparent, pour ce dernier reproche, je crains qu’il le soit. Pourtant le gouvernement n’arrête pas de parler, parfois à tort et à travers, parfois en se contredisant, mais il ne ferait pas de pédagogie bien qu’il fournisse un flot explications mais dont la durée de vie est de plus en plus brève, et tenter de convaincre qu’un échec est une réussite n’est pas de la pédagogie, c’est du boniment. Curieux reproche, un gouvernement n’est-il pas fait pour agir ? Il ne faut pas prendre les gens pour des enfants en primaire. Si les actions sont prévues et donnent des résultats, cela n’échappera pas aux Français, pédagogie transparente ou pas.