Le Pr Jean-François Mattéi, lorsqu’il était ministre de la Santé sous Chirac, a marqué les esprits par son apparition décontractée sur les écrans TV, vêtu d’un simple polo, sans avoir quitté son lieu de vacances pendant la canicule mortelle de 2003. Il vient encore de se singulariser sur Europe 1 en déclarant à propos du Belge ayant réclamé et obtenu d’être euthanasié car insatisfait du résultat obtenu après sa transformation de femme en homme :
« Mais, de là à l’euthanasie, qui irait vers les malades mentaux, puisque c’est une maladie mentale en l’occurrence, ce changement de sexe raté, le fait qu’on n’est pas à l’aise dans un corps, ni dans l’un ni dans l’autre ... bon, attendez. L’euthanasie pour les malades mentaux, ensuite pour les accidentés de la route… »
Le malheureux, que va-t-il chercher là ? La transsexualité : un trouble de la personnalité ? Lever de boucliers, notamment sur les réseaux sociaux. Ne sait-il pas que la HAS par un décret publié en 2010 a décidé, officiellement, que la transsexualité n’était plus une maladie mentale, et qu’il était tout à fait normal que l’on puisse considérer que son corps n’est pas le sien. Croire le contraire serait du délire. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle les traitements médicaux et chirurgicaux nécessaires pour transformer son corps en adéquation avec son esprit sont intégralement pris en charge par l’Assurance maladie (Affection de longue durée, hors liste).
Julie Andrews dans le film « Victor, Victoria »