En Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a déclaré que l'archipel est secoué par un « mouvement d'insurrection absolument inédit », et que « personne ne l'avait vu venir avec ce niveau d'organisation et de violence ». Ce qui prouve une certainedéfaillance dans l’anticipation, notamment des services dont la fonction est de prévoir, surtout lorsque l'on parle d'organisation, ce qui suppose que beaucoup de gens étaient au courant. Il pourra donc ajouter ce mouvement inédit à sa collection déjà bien fournie si l’on compte les manifestations hebdomadaires sur de longues semaines des gilets jaunes avec, entre autres, la prise de l’Arc de Triomphe, les pillages à la moindre occasion dont celle fournie par de petits délinquants qui en laissant leur peau pour une connerie allument les banlieues et les commissariats quand ce n’est pas une voiture de policiers, agents inclus, les manifestations écologiques qui ne perdent pas une occasion d'abîmer l’environnement, les hommes en noir qui viennent avec constance pimenter de leurs exploits de casseurs chaque manifestation revendicative. Sans compter ceux qui manifestaient contre les mesures sanitaires pour lutter contre la covid-19 et contre l'horreur de l'hécatombe que les vaccins allaient provoquer. Emmanuel Macron a raison, l’insurrection de Nouvelle-Calédonie est inédite par ses morts, et va tenir une place du choix dans sa collection présidentielle, ne serait-ce que par son coût de l’ordre, au moins, du milliard. Entrefilet paru dans le Canard enchaîné du 22/05/24