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Jusqu’à présent j’allais très peu sur Facebook, même si les articles de mon blog s’y retrouvaient automatiquement (je m’en suis rendu compte il y a peu, c’est dire ma fréquentation du réseau jusqu’à ces dernières semaines). Récemment, un de mes billets dans lequel était reproduit un tableau de la Renaissance italienne où l’on voyait quelques nymphes plus ou moins dénudées telles qu’elles sont habituellement représentées m’a été refusé en raison de la nudité. Par contre, le réseau fourmille de femmes à moitié à poil dans des poses provoquantes, le postérieur bien positionné après une chute de reins vertigineuse. Quant aux seins ils débordent largement d’un soutien-gorge dont la taille n’est manifestement pas adéquate pour de telles hypertrophies mammaires. Bien sûr, Facebook est une collection de portraits, c’est donc un réseau pour se montrer et ces jolies femmes se montrent, plantureuses à souhait car elles n’ont aucunement été contaminées par les squelettes qui servent habituellement de porte-manteaux aux habits créés par les grands couturiers dont on se demande parfois s’ils n’ont pas une haine pour la gent féminine. Si je suis un peu surpris par le désir qu’ont ces femmes de s’exposer sans pudeur, il faut constater que cette exposition sans cesse renouvelée est très appréciée sur le réseau, car chaque photo est partagée et commentée des dizaines de fois, ce qui doit flatter ces donzelles exubérantes qui doivent en tirer bénéfice quelque part outre la satisfaction de leur vanité.
Bernard Buffet : "Les folles"