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La régurgitation du passé

Il semblait que le politiquement incorrect avait triomphé avec Donald Trump, Elon Musk et Javier Milei, supermen ayant surgi avec fracas dans le magasin de porcelaines rempli de choses fragiles susceptibles d’être brisées à la moindre brise et que nous avons le devoir de protéger, mais il n’en est rien. Curieusement, c’est le sort réservé à une personne transgenre Karla Sofia Gascon, normalement protégé(e) par le politiquement correct qui en fait la démonstration. Elle/il doit concourir dans quelques semaines pour l’Oscar de la meilleure actrice dans le film « Emilia Perez » réalisé par Jacques Audiard, film qui était parti pour en obtenir plusieurs. Patatras ! Voilà que l’on a retrouvé sur X des gazouillis antérieurs de Karla Sofia considérés comme racistes et dont elle s’est rapidement excusé(e). L’opprobre est général et son metteur en scène (qui tient à être récompensé pour son film) ne veut plus lui parler.

Je ne connais des gazouillis que ceux rapportés par la presse, d’autant plus que sous l’avalanche de haine et de menaces de mort, Karla Sofia Gascon a quitté le réseau dit social. Il est vrai que Karla n’a apparemment pas mâché ses tweets en multipliant les propos offensifs contre les religions, en particulier contre l’islam, ce qui ne me parait pas dénué de sens car il est parfaitement licite de critiquer les religions et particulièrement l’islam d’aujourd’hui dont on ne peut pas discuter la violence avec laquelle il s’exprime à travers le monde. Cependant, le qualificatif attribué par l’actrice à l’islam « en train de devenir un foyer d’infection pour l’humanité qu’il est urgent de soigner » est inexact, il n’existe pas de soins pour les croyances, surtout lorsqu’elles sont fanatiques. Commenter avec ironie une photo de femme intégralement voilée par « l’islam merveilleux, dénué de tout machisme » ne me semble pas une ironie mal placée, l’islam étant officiellement misogyne, mais ajouter « quelle humanité profondément dégoûtante » est de trop car elle semble concerner les musulmans eux-mêmes et non la religion qu’ils pratiquent. Quant à Georges Floyd, étouffé en 2020 par un policier et devenu par sa mort, que le monde entier a pu voir, le symbole des violences policières, l’actrice a osé le qualifier de « toxicomane » et « d’escroc ». Ce qui a soulevé la réprobation, mais l’injustice de sa mort effacerait-elle ce qu’il était si c’est la vérité ?

Nous verrons ce que sera la destinée du film, nous verrons si la cérémonie des Oscars récompense le talent ou le politiquement correct et si les opinions d’une seule personne ayant participé à la gestation de l’œuvre déterminent son sort alors qu’il s’agit du travail d’une équipe.

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B
Avec la scène chirurgicale évoquée, le film ne peut-il pas concourir dans la catégorie des films "gore" ?
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D
Vous pensez que ce qu'on y fait est effrayant ?
B
Quand j’entends « islam » me viennent à l’esprit les doux mots « charia, apostasie, fatwa, théocratie, voile, burka, talibans, daesh, GIA, Boko Haram, peine de mort pour les homos, antisémitisme, persécution des chrétiens d’orient ». Je rajouterai que tous les pays musulmans sont empreints de violence, de dictature, de pauvreté et que leur jeunesse rêve d’immigrer en Europe.
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D
Et on ne voit pas comment un "islam de lumières" fut possible
C
Cet individu développe une analyse contraire à la notion d'intersectionnalité défendue par ses congénères. c'est ce qui fait d'elle une personne à abattre.
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D
Sectionné(e) pour manque d'intersectionnalité
B
En ce qui me concerne, les bruits et les relents d'égout des réseaux associaux, Netflix ou autre, concernant un·e transgenre islamophobe de surcroît bouddhiste ne me fait ni chaud ni froid... et ce malgré l'élection de Trump qui n'a rien à voir là-dedans pour une histoire 100% franco-wokiste d'Oscar sur fond de trafiquant de drogue d'un cartel mexicain...
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D
Bien sûr je ne défends pas un film que je n'ai pas vu, surtout s'il est "wokiforme". Il semble s'agir d'une comédie musicale et peut-être d'un second degré. Je remarque d'après le synopsis que l'utilisation par un criminel de la "théorie du genre" pour se protéger ne plaide guère en sa faveur.
B
Je suis bien d'accord, de la même façon qu'on ne peut pas juger un livre, son auteur et toute son œuvre sur une brève citation totalement sortie de son contexte. <br /> Dans le cas présent, la connaissance du synopsis (un criminel notoire trafiquant de drogue sans scrupule craignant pour sa vie se fait trangenrer la bistouquette -pas par conviction mais par trouille de subir le sort qu'il a réservé à ses victimes) et devient une bonne samaritaine miséricordieuse et tout et tout et le visionnage de quelques séquences dont celle de la vaginoplastie en chantant permettent de se faire une vague idée au delà du "il parait" wokiforme
D
J'ai dit "il parait" car je n'ai pas vu le film qui serait candidat pour 13 Oscars. Il ne faut pas juger le film sur un extrait. Pour ce qui me concerne le transgenrisme ne me heurte pas puisque je le considère comme une pathologie qui peut nécessiter un traitement.
B
On n'a pas forcément les mêmes goûts...<br /> <br /> <br /> https://youtu.be/kaChl7eJoEk
D
Il parait qu'en tant que spectacle, le film est réussi, mais vous n'êtes peut-être pas cinéphile. Le trio de tête n'est là que pour représenter le politiquement incorrect par opposition.