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100. Ces salauds de médecins

Comme le dit le Canard Enchaîné : il est plus facile de « refaire les poches des malades […] que de fermer les paradis fiscaux, où les banques et les grosses entreprises planquent des milliards d’euros ».

Le gouvernement s’attaque donc avec beaucoup de bruit et de fureur à la fraude à l’Assurance maladie. Mais Pierre Fender, directeur de la répression des fraudes, interviewé par les Echos  note cependant : « Ce qu’on peut dire, c’est que la fraude à l’assurance maladie reste rare, elle est probablement inférieure à 1 % du montant des prestations versées ».

Un des angles d’attaque est celui des arrêts de travail. Il est vrai que selon la Cnam, 13 % des arrêts de travail de moins de 45 jours seraient « injustifiés » ou « trop longs » et 11 % les arrêts de plus de 45 jours auraient été considérés comme « inadaptés » par les médecins conseils. Il faut cependant remarquer que le médecin traitant est plus à même de juger de l’état d’un patient qu’il connait bien, que le médecin conseil ou le médecin de contrôle envoyé par une entreprise privée, ces derniers ne le voyant que « sur le pouce ». Nombre d’arrêts de travail sont d’ailleurs les conséquences des conditions mêmes du travail. Le « fraudeur » se verrait imposer un remboursement qui prendrait la forme d’une amende, « une sorte de pénalité proportionnelle aux indemnités indûment touchées », ce qui nous promet quelques querelles d’experts.

Mais La tendance est de reporter la faute sur les épaules des professionnels de santé. Tel est tout du moins le sens du communiqué de la Fédération nationale des accidentés de la vie (FNATH) qui a observé : « Le gouvernement oublie de rappeler que ce sont les médecins qui prescrivent la durée des arrêts maladie : ce ne sont donc pas les malades qui doivent être tenus responsables d’un arrêt qui semblerait injustifié ». S’il y a paiement de pénalités, « les médecins doivent être concernés. Il est tout à fait certain que le malade se retournera vers son médecin prescripteur »…

Ce genre de déclaration de la part des « accidentés de la vie » soulève la question de la nature de l'organe accidenté et quelques interrogations :

1° Pensent-ils que les médecins ont un intérêt quelconque à prescrire un arrêt de travail ? Ce n’est plus pour conserver leur « patientèle », la tendance serait plutôt de désencombrer les salles d'attente.

2° Pensent-ils que les médecins sont responsables des maladies ou des handicaps dont souffrent les patients ? Si non, le repos est prescrit pour traiter un état propre au malade et souvent sollicité par lui.

3° Rien n'empêche le patient de reprendre de lui-même son activité s’il se pense en état de le faire, lorsqu'il ne s'agit pas d'une reprise d'accident du travail.

4° Comment peut-on demander au médecin de rembourser des indemnités touchées puis conservées par le patient qu'il a soigné ? Cela reviendrait à dire que le médecin doit payer les soins exigés par son patient.

5° Préfèrent-ils que le médecin se mette intégralement au service de la collectivité plutôt qu'à celui de son patient en tenant compte, cependant, des impératifs économiques ? A continuer de la sorte, ils auront les médecins qu'ils méritent du type « marche ou crève ».

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D
Merci pour ce commentaire qui amène un complément d'information.
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P
Je vois que vous écrivez beaucoup. Jusqu'à 2 fois par jour et des articles assez longs, toujours très intéressants. Je penses que la grande majorité des arrêts ne dépassent pas 5 jours. Sur ces 5 jours il y en a 3 qui sont des jours de carence pour lequel il n'y a pas d'indemnité versée par les CPAM. Il n'y a donc que 2 jours indemnisés et encore seulment à 50% du salaire brut plafonné. Il n'est donc ni dans l'intérêt du médecin, ni dans celui du malade sur les seuls crites de la Securité Social de prolonger trop un arrêt maladie sans raison. Par contre les Conventions collectives sont souvent plus avantageuses et peuvent permettrent cette pratique des arrêst maladie réguliers mais dans l'ensemble je crois qu'il s'agit d'une toute petite minorité. En vérité cette attaque contre les malades visent à camoufler la fraude laplus importante qui vient des employeurs bien qu'on les ait pourtant gâtés depuis de nombreuses années avec des exonérations de toutes sortes en principe pour leur permettere de créer des emplois mais sans grand succès.
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D
Vous semblez bien les connaître.
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L
Je trouve scandaleux ce qu'a déclaré la FNATH concernant les médecins, d'autant plus qu'elle pousse et à la contestation et aide à constituer les dossiers quand un refus de prestation est signifié. Je ne vais pas généraliser mais c'est ce qu'on constate régulièrement chez certains.
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D
Ce sont des faits scandaleux. Les premiers responsables sont les pseudo malades qui profitent du système. Le médecin peut se laisser duper par une comédie (difficile à dépister lorsqu'il s'agit d'un problème psychologique), s'il n'est pas dupe, il est complice de l'escroquerie.
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N
Certains domaine d'une catégorie bien spécifique de fonctionnaires use et abuse de ces arrêts; mais c'est honteux de généraliser... Ma fille est secrétaire du commandant d'une compagnie de CRS. Demander et obtenir un arrêt de dix jours est fréquent, et cela environ toutes les cinq à six semaines !Ils appellent cela "Mettre sa montre au clou". Deux de ses belles soeurs travaillent respectivement l'une à la maison des impôts, l'autre à la Secu : Celle des impôts emporte de la couture au bureau, et l'autre adjointe au médecin conseil et contrôleur de la caisse maladie, plaçait en cure toutes les amies et amies de ses amies :C'était il y a une dizaine d'années, je pense que les choses ont du changer... Pour autant, une hirondelle ne fait pas le printemps, et pénaliser des médecins n'est pas normal. Pourquoi s'en prends à eux plutôt qu'aux laboratoires dont l'un vient encore de créer un scandales avec le nettoyage des tétines en maternité ! Nettoue
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D
Vous avez tout à fait raison. Les entreprises privées qui travaillent pour les employeurs et qui envoient des médecns pour contrôler les arrêts, avancent des chiffres beaucoup plus élevés (jusqu'à 45% !) mais qui me semblent plus que discutables. Bien sûr, il y a des arrêts de complaisance, mais de moins en moins en raison de la multiplication des contrôles. C'est vrai qu'il est parfois difficile pour un médecin de refuser un arrêt de travail pour des patients ayant un état psychologique fragile en raison même de leurs conditions de travail et que l'on pourrait appeler "de complaisance" mais ce sont des arrêts courts.
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P
Attention ! Ces chiffres ne portent que sur une partie des arrêts maladie : ceux qui ont été effectivement contrôlés par les médecins de la Sécu qui s'intéressent en priorité aux arrêts répétés ou longs, plus susceptibles de masquer des abus. Il faut en effet distinguer deux catégories, les arrêts inférieurs ou supérieurs à 45 jours : Arrêts courts : 285 000 contrôlés, 37 000 jugés injustifiés, soit 13% Arrêts longs : 1,2 million contrôlés, 130 000 injustifiés, soit 11% (j'ai fait un copier-coller de la notice explicative). Nous avons tous connu quelqu'un qui avait bénéficié d'un arrêt de travail de complaisance. Pourquoi le nier ?
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D
1% représente toutes les fraudes et pas seulement les arrêts maladie.
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L
Aller chercher des fraudeurs dans les arrêts de travail de complaisance est une HONTE ..moins de 1 pour-cent , c'est bafouer une profession. Dire que c'est être responsable que d'offrir une journée d'IJ pour ne pas impacter ( le mot est à la mode ! )la sécu est une HONTE . VIVE le canard enchaîné !!!!!!!!!!
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D
Pour l'instant rien n'est fixé. Mais qu'une association de malades s'en prenne aux médecins qui leur rendent service commence à devenir pénible.
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N
Je pense que cette fois la mesure est comble ! Je pense que les médecins devaient protester vigoureusement par l'entreprise d'avocats et pourquoi pas de la rue. où ils seront suivi par une peuple très en colère ! Je pense que tout va changer que le monde ne peut plus rester tel qu'il est, et que cette fois la chose est très grave et irréversible ! Nettoue
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D
Il se profile également une limite d'âge.
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S
Mais on y est déjà presque à marche ou crève ! Bientôt ce sera comme en Angleterre, on ne soignera que les maladies "rentables" et curables à 100% ! C'est lamentable.
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D
Je le crains.
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P
Vous posez la problème clairement et la conclusion "marche ou crève" nous attend.
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O
Sauf à régresser, le prix des soins ne cesse d'augmenter. Il faudra donc diminuer les soins.
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Z
Bien répondu Doc.... Cela devient grave de vouloir se soigner.
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