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Vous avez dit emprise ?

On entend souvent depuis que la parole des femmes s’est libérée : « je ne pouvais rien faire, j’étais sous emprise ». Si cette emprise était assortie de violence ou de chantage, on comprend très bien que la personne dominée ne pouvait pas être libre de ses actes, mais dans le cas où se libérer de la domination n’aurait pas entrainé de risque pour soi ou pour les autres, doit-on toujours considérer que la personne sous emprise, lorsqu’elle est émancipée, est totalement une victime, et la personne qui la domine la seule coupable ?

La situation dominant/dominé se retrouve dans tous les rapports humains : affectifs, psychologiques, intellectuels, professionnels, et selon le cas et le temps, la situation peut s’inverser. J’ai été sous l’emprise de mes maîtres lorsque je les admirais et lorsqu’ils me transmettaient leur savoir, ma conduite dépendait de cette transmission, de leur expérience et de leur exemple. Les disciples de Socrate étaient probablement sous son emprise (Lebrun : « Socrate »). On peut regretter qu’aujourd’hui les élèves ne soient guère sous l’emprise de leurs professeurs, et la tendance serait plutôt de contester leur enseignement, notamment dans le milieu universitaire. Le « wokiste » n’aime pas être dominé, il préfère nager dans ses certitudes plutôt que d’écouter les autres jusqu’à les faire taire pour ne pas les entendre.

Les sectes sont basées sur l’emprise, mais les victimes la recherchent, elles sont donc responsables de leur situation autant que leur gourou. Une personne non majeure, mais émancipée, accordant des faveurs sexuelles à une personne plus âgée n’est-elle pas responsable de ses actes ou n’y trouve-t-elle pas son intérêt sur le moment ? Et chacun sait que l’amour est une emprise mutuelle qui peut parfois être déséquilibrée.

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P
Un adulte peut être sous l'emprise d'un prédateur. Les mécanismes psychologiques sont complexes.
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B
Les victimes de Gérard Miller sous l’emprise du maître étaient possédées lors de traversées de « trous noirs ». On se seraient dispensées de ces détails scabreux .
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D
C'est. vrai que le terme "emprise" est habituellement associé à une influence négative alors qu'elle peut être positive. Pour les croyants, la religion est une emprise positive, mais elle peut être considérée comme négative par les non croyants. Mais la domination est toujours une entrave à la liberté du dominé.
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S
"Sous l'emprise de..." pour moi, ce mot est toujours associé à une influence négative (Pierre Palmade était sous l'emprise de la drogue). <br /> Mais "sous influence" est tout aussi négatif :<br /> Un homme sous influence est le titre d'un thriller explosif d'il y a 20 ans.<br /> Et aussi d'un camouflet parodique à Jean-Luc Mélenchon
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L
Je suis d'accord avec vous, on peut être sous emprise bienfaisante, ce mot a simplement été chargé de dynamite pour éclater mieux !<br /> Et les wokistes savent y faire ils essayent de nous mettre sous leur emprise et certaines personnes fragiles adhèrent à leurs malversations par manque de caractère mais aussi d'instruction !
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B
Peut-on dire qu'un élève (si respectueux soit-il) est "sous l'emprise" de ses maitres (si savants et si talentueux soient-ils) au risque de perdre tout esprit critique et toute faculté d'analyse personnelle (dans le respect de l'enseignant et de l'enseignement reçu) ? <br /> Quant aux rapport dominant/dominé(e) dans les affaires d'abus sexuels, beaucoup de victimes parlent d'un sentiment de honte, de gène qui s'ajoute à leur peine. C'est aussi le cas des jeunes gens victimes d'actes e pédophilie qui n'osent pas en parler même plusieurs années après. Ce doit être très complexe à gérer dans tous les cas.<br />  <br />  
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