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477. Les gants de Caroline

477. Les gants de CarolineAujourd’hui, c’est la Saint Valentin. C’est à l’amour du chirurgien américain William Halsted pour son infirmière Caroline Hampton que l’on doit l’utilisation des gants chirurgicaux (qui fut généralisée part son interne John Bloodgood). Auparavant les chirurgiens suivaient certes les règles d’antiseptie introduites par Lister à la suite des travaux de Pasteur, mais ils opéraient à mains nues, beaucoup d’entre eux en utilisant la technique consistant à ne pas toucher les plaies et en n’opérant que du bout des instruments chirurgicaux, eux-mêmes trempés dans l'acide. Caroline annonça un jour à son amoureux qu’elle était obligée de quitter ses fonctions auprès de lui car elle souffrait d’une dermatite des mains et des bras provoquée par le chlorure de mercure et l’acide phénique utilisés pour désinfecter les mains du personnel soignant et stériliser les instruments chirurgicaux. William ne pouvant se résoudre à voir partir Caroline (qu'il aimait en silence) de l'hôpital de Baltimore, demanda à l'entreprise spécialisée dans le caoutchouc Goodyear de lui confectionner deux paires de gants pour protéger les mains de son aimée. La dermatite disparut, Caroline resta et épousa William en 1890 en Caroline du sud. Illustration : Toulouse-Lautrec : "Yvette Guilbert gants noirs"

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S
Que je tâtais à tâtons, Valentine...
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C
Jolie histoire de St Valentin.<br />  <br /> PS : Vous avez rappelé qu'ils se marièrent... sans ajouter qu'ils "eurent beaucoup d'enfants", ce qui pourrait laisser supposer qu'il a étendu à des activités plus intimes le champ de la protection en caoutchouc. 
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P
Et un toucher rectal, un!
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L
Alors merci à Caroline, la médecine à gagner beaucoup avec les gants, c'est plus sain et plus propre pour le patient mais plus encore pour le médecin.
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B
C'est une bien belle histoire méconnue, et merci à la petite histoire d'avoir retenu son nom. <br />  
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