L’épidémie la plus grave de la maladie à virus Ebola progresse actuellement en Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone, Libéria). Le risque que cette épidémie touche la France est faible. Néanmoins, il n’existe actuellement aucune restriction pour les voyages vers les pays où sévit l’épidémie et au retour.
Récemment Mme Touraine a déclaré : “La France a les moyens de faire face à Ebola mais doit être vigilante”. Soyons vigilants.
Comme il n’existe aujourd’hui aucun vaccin et aucun traitement contre cette maladie, dont la mortalité peut atteindre les 100%, les moyens dont parle sans doute la ministre de la Santé ne peuvent se borner qu’à des mesures prophylactiques visant à limiter la contagion en isolant les malades, et à éviter d’entrer en contact avec leurs matières organiques et leurs fluides corporels.
Actuellement pour les voyages aériens les précautions prises visent essentiellement à dépister les personnes déjà atteintes, soit au depart, soit pendant le vol, Air France ayant équipé leurs avions du materiel nécessaire pour assurer la prophylaxie de la maladie.
Fort bien. Mais un vol depuis les zones épidémiques ne dure que quelques heures, or la Fièvre hémorragique à Ebola a une durée d’incubation qui peut varier de 2 à 21 jours (4 à 9 jours en moyenne). Un porteur du virus peut donc n’avoir aucun signe de la maladie pendant le voyage et le transmettre ultérieurement à son entourage une fois la maladie declarée. Mais c’est vrai que nous avons les moyens d’éviter qu’elle ne se répande et attendre que la maladie s’éteigne avec les malades (ce qui a été le cas des épidémies antérieures).
Certaines compagnies aériennes ont préféré supprimer leurs vols vers l’Afrique de l’Ouest. Les lâches.