Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai été bouleversé par la nouvelle qui a fait la une cette semaine, suscitée des commentaires
atterrés, la consternation des foules et sans doute des pleurs dans les chaumières. Les dévots se sont précipités dans les églises, les mosquées et les synagogues pour écarter par leurs ferventes
prières l’éventualité de cette catastrophe : le retrait de la politique de notre bien-aimé président s’il n’était pas réélu ! Car que se passerait-il si le destin par ses détours
imprévisibles viendrait à nous imposer cette extrémité ? Rien. C’est justement ce rien qui a bouleversé le monde stupéfait car après le retrait du héros il ne se passera rien.
Vertigineux.
Picasso : « La tragédie »