La couverture du Point affiche le visage souriant de l’émir du Qatar comme accroche pour un grand entretien avec le maître d’un pays guère plus grand qu'un département français mais débordant d’énergie fossile. Il faut admettre qu’Allah est grand pour avoir donné à ses fidèles d'un désert aride un tel cadeau et pour avoir autorisé les infidèles à le découvrir et à leur apprendre comment l’exploiter. L’argent du gaz et du pétrole n’a vraiment aucune odeur, et ce magazine que je lis régulièrement m’a franchement déçu. Mais il est loin d’être le seul à être acheté. La France l’est plus ou moins…un peu plus que moins, et ne parlons pas des instances internationales du football car il est évidemment scandaleux que ce pays grand comme un bidon d’essence, où l’on met en prison les homosexuels mais pas les terroristes, et où les femmes ont un statut de bétail privilégié, ait obtenu l’organisation de la prochaine coupe du monde. Six stades pratiquement côte à côte ont été construits à mort d’hommes, et où l’odeur de cadavre aurait pu se mêler à celui du gaz si la climatisation de ces vastes espaces n’avait pas été prévue. Admirons la gabegie énorme dans ce pays surchauffé qui laisse complètement froid nos écologistes outrés par une plaisanterie sur un char à voile.