A première vue le personnage de gauche paraît normal. Pourtant, il ne supporte pas la vue des poils qui poussent sur la tête d’une femme alors qu’il supporte les poils qui poussent sur son visage. On peut donc en conclure que sa phobie ne vient pas du poil en général mais du poil spécifiquement féminin, surtout exposé dans un lieu public. Il craint le poil féminin en raison d’une réaction allergique qui le fait rougir à sa proximité, mais il est peu probable qu’à son âge il puisse avoir des symptômes conséquents au niveau du bas-ventre. Ce personnage est manifestement atteint de capillairophobie genrée. C’est une pathologie extrêmement répandue, elle touche des millions d’individus dans tous les pays mais avec une prédominance géographique africaine et orientale. La maladie frappe essentiellement les hommes, sa mortalité est nulle pour les sujets atteints, mais la phobie peut entraîner des réactions imprévisibles et un dérèglement mental conduisant parfois à l’agression mortelle de la porteuse du facteur déclenchant, ce qui constitue un traitement étiologique radicale, mais déconseillé. Le traitement curatif que nous connaissons est une psychothérapie, son efficacité est toute relative car la communication entre le thérapeute et le patient est très difficile à établir. Le traitement préventif doit être appliqué très tôt et consiste en une distanciation suffisante pour éviter la contagion par les sujets porteurs de la maladie souvent inconscients d'en être atteints, et les cas les plus graves sont même satisfaits de l'être.