A chaque fois que je vois le ministre russe des
Affaires étrangères Sergueï Lavrov, je pense à Droopy. Aussi triste que lui, en feignant d'être satisfait de la situation de son pays, mais il est évidemment moins drôle. On comprend sa tristesse car devoir par devoir débiter longuement des mensonges et des inepties à longueur de journée devant un auditoire qui n'est pas dupe et qui finira peut-être par avoir un sentiment de pitié devant ses prestations acrobatiques et fictives. Certes, il est fort possible que ses affabulations ne soient pas destinées aux pays étrangers, mais aux Russes qui semblent, pour la plupart, avaler des couleuvres depuis des décennies sans le moindre signe apparent d'indigestion.