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Lorsque des cerveaux humains réagissent à un même évènement, l’intelligence de chacun des cerveaux est inversement proportionnelle au nombre de cerveaux réunis en un même lieu.
Corollaire : le phénomène peut apparaitre si les cerveaux sont dispersés mais communicants de façon rapide. |
Le théorème s’applique, bien entendu, aux foules dont les réactions irrationnelles sont en faveur d’un degré de décérébration avancée. Mais il peut s’appliquer également aux spectateurs manipulés par un spectacle et dont les attitudes et les cris montrent l’abandon de tout contrôle.
Le corollaire est illustré par le phénomène de rumeur ou de panique sans fondement conduisant à des réactions inconsidérées ou extrêmes qui s’accentuent ou se pérennisent par entraînement. L’attitude des acteurs des marchés financiers en est la démonstration en réagissant de façon primitive par la peur ou l’euphorie.
Comme tout théorème celui-ci pourrait présenter apparemment une exception : la confrontation des cerveaux dans un débat, celui-ci développant au contraire l’intelligence de chacun. Fausse exception, car il ne s’agit pas dans ce cas de réaction mais de réflexion.
Pour compléter ce théorème et son corollaire (qui n’engagent que moi), il faudrait y ajouter la notion de « polarisation de groupe », développée à l’Université du Michigan dans les années 1970. Des expériences ayant démontré que l’on devient plus extrême dans les opinions quand on discute avec ceux qui ont les mêmes. La polarisation de groupe apparait donc comme un lien inter-cérébral amplificateur qui conduit à la perte du sens critique de chacun des participants.
Ce phénomène n’est-il pas fréquemment observé dans la blogosphère ? Les blogueurs se groupent par affinités, leurs opinions sont donc souvent semblables, ce qui peut conduire à les rendre plus extrêmes par un effet de boule de neige entre commentaires et réponses.