Cette photo montre deux « étudiantes » en train de déchirer le dernier livre de Hollande à la fac de Lille le 12 novembre où ce dernier devait donner une conférence. Celle-ci a été annulée en raison de la violence du groupuscule qui traita Hollande d’assassin, (un étudiant qui triplait sa deuxième année de licence, et dont la bourse avait été supprimée pour cette raison s’étant immolé par le feu à Lyon).
Les 450 livres détruits dans cet autodafé avaient été proposés à la vente par des librairies indépendantes, celles-ci ont été mis ainsi en difficulté par de dangereux imbéciles, « révolutionnaires en peau de lapin » qui prétendent avoir des préoccupations sociales. Leur irrespect envers les livres montre que leur objectif n’est pas d’acquérir des connaissances (qu’ils prétendent déjà avoir) dans une faculté, mais d’imposer leurs idées sans débat en rejoignant ainsi à travers le temps leurs homologues nazis du siècle dernier. Comme au siècle dernier ce groupuscule a pu se livrer à cet autodafé dans un amphithéâtre plein d’étudiants passifs. L’incommensurable et coupable passivité de la majorité.
Quand on regarde les vidéos de cette manifestation affligeante (plus ou moins excusée par Hollande), on est frappé par le nombre et l’activisme des femmes qui semblent même les plus violentes. On les retrouve de plus en plus dans les extrémismes, c’est le cas dans les universités américaines, dans nos syndicats étudiants, dans le gauchisme plus ou moins délirant, chez les « indigénistes », les « décoloniaux », les islamistes, et bien sûr dans le féminisme radical.
D’un autre côté, on devrait se réjouir des progrès de l’égalité homme/femme : le crétinisme est également réparti entre les femmes et les hommes, et dans l’agressivité du discours comme dans le totalitarisme, il semble même que les premières dépassent souvent les seconds.