23 Août 2024
"L'apothéose de la guerre"(1871) du peintre russe Vassili Verechtchaguine
« Août 2024, c'est donc Poutine qui entre en souriant dans une mosquée dans le Caucase, et embrasse le Coran alors que le portefaix de Kadyrov récite un verset précis, le 17e de la sourate Anfal : « Vous ne les avez certes pas tués, mais Allah les a tués ; et lorsque tu as jeté [une poignée de terre], [ce n'est pas toi qui] l'as jeté, mais [c'est] Allah [Qui] l'a jetée. ». Le même verset qu'on « utilisait » contre les tanks russes il y a quarante ans. » /en Afghanistan/. (Kamel Daoud).
Le défenseur autoproclamé de la chrétienté pense que l’Ukraine vaut bien un prière mahométane et suit le principe qui veut que les ennemis de ses ennemis pourraient devenir des amis. Poutine recherche des alliés « jusqu’à dans les chiottes » (où il voulait poursuivre les terroristes tchétchènes). L’hostilité entre Poutine et les islamistes qui s’est illustrée par des massacres réciproques, attentats en Russie, invasion de l'Afghanistan, bombardements en Tchétchénie et en Syrie, semble s’effacer devant la haine de Poutine envers les démocraties occidentales.
Et pourtant, depuis Pierre le Grand, la culture russe fait partie de la culture européenne et donc occidentale, outre l’imprégnation chrétienne, il suffit de regarder sa production artistique et littéraire, ainsi que les moeurs de sa population. Et nous ne sommes plus dans l'opposition idéologique communisme/libéralisme mais dans une opposition autocratie/démocratie qui ne tient qu'à la personnalité des chefs d'Etat.