Le fait que des Marocains désirent fuir à tout prix leur propre pays semble laisser les dirigeants marocains indifférents. Il est vrai que ceux-ci, le roi en tête, ne crient pas misère et à un certain degré de richesse, la honte n’existe plus. Ils n’ont aucunement honte de se révéler incapables d’améliorer le sort de la population dont ils sont responsables mais n’hésitent pas à améliorer largement le leur. Ces dirigeants ont-ils pris plaisir à voir cette marée de migrants nager pour envahir l’enclave espagnole ? J’ai entendu un ministre marocain déclarer que son gouvernement n’a pas à garder les frontières de son pays. Fort bien. Mais à aucun moment je ne l’ai entendu regretter que tant d’habitants du royaume chérifien cherchent à fuir leur pays, il me semble même qu’il les encourageait. Toute honte bue. Mais il est coutumier de faire passer un échec pour une victoire.
Et c’est vrai pour nombre de pays africains dont les dirigeants se révèlent incapables de retenir leur population, suffisamment malheureuse pour risquer leur vie pour aller ailleurs. Au contraire, ils accusent les autres de ne pas assez les aider, une aide trop souvent à fonds perdus, mais pas pour tout le monde.