Giovanna Valls Galfetti, la sœur du premier ministre de la France, raconte dans un livre (« Accrochée à la vie ») la partie de sa vie où elle fut dépendante des drogues dures, dépendance compliquée d’une overdose et d’une infection au virus de l’hépatite C et au virus du sida.
Son frère aîné étant le chef du gouvernement, Giovanna est donc logiquement à la une des médias où elle s’épanche sur cette partie douloureuse de sa vie.
On ne peut s’empêcher de trouver cette démarche suspecte.
Pourquoi publier ce récit intime ? Certes, il s’agit d’un témoignage, mais il vient s’ajouter à tous ceux qui encombrent les librairies. Sa seule particularité vient du fait que l’héroïne de ces malheurs est la sœur de Manuel Valls, et que ce lien familial va assurer le succès de ce livre-confession, surtout s’il dévoile un coin de la vie privée de l’homme au pouvoir. Peut-être même n’aurait-il pas été publié si cela n’avait pas été le cas. Je dis : peut-être, car n’ayant pas lu le livre, je ne peux évidemment pas juger de sa qualité littéraire.
Et il fallait le publier maintenant car un changement de premier ministre – toujours possible – lui aurait fait perdre de sa valeur marchande.
Si notre société est celle du spectacle, c’est aussi celle des voyeurs. L'une ne va pas sans l'autre.