Chacun sait que la religion musulmane est une religion d’amour et de tolérance. Aussi suis-je un peu désorienté lorsque me parviennent des nouvelles du vaste monde faisant état, ici ou là, dans les régions fortement islamisées, de lapidations de femmes adultères, de châtiments au fouet ou d’amputations sans nécessité médicale.
Bien sûr, qui aime bien châtie bien, et l’on peut considérer que le sadomasochisme est une forme exacerbée d’amour.
Mais la preuve qu’il s’agit d’une religion d’amour, je l’ai trouvée ailleurs, et cette évidence me saute maintenant aux yeux. J’étais aveugle. L’amour en Islam est illustré par la possibilité de la polygamie.
Lumineux.
Un homme capable de partager son amour entre plusieurs femmes ne déborde-t-il d’amour ? Un amour qu’il s’efforce en outre de déverser équitablement dans chaque couche, alliant la justice à l’amour partagé.
Ce comportement polygame, quand il peut s’épanouir, est d’autant plus admirable que le mâle qui l’assume pleinement prend des risques pour sa santé.
C’est du moins ce que l’on peut supposer en voyant les résultats d’une étude récemment présentée au congrès de l’Asian Pacifique Society of Cardiology, qui se tient actuellement à Abu Dhabi, et rapportée le 28 avril 2015 par l’European society of cardiology et Egora.
Cette étude prospective a été réalisée en Arabie saoudite et aux Emirats Arabes Unis sur 687 hommes mariés venant bénéficier d’une coronarographie (radiographie des artères du cœur). « Deux tiers de ces hommes avaient une épouse, 19% en avaient deux, 10% trois et 3% étaient mariés à quatre femmes.
Les analyses statistiques ont montré de façon significative que la polygamie multipliait par 4,6 le risque de maladie coronaire, et par 2,6 celui de d’artériopathies multiples. En outre, une association a été trouvée entre l’augmentation du nombre d’épouses et la sévérité des atteintes. »
On se pose la question du rapport entre les rapports partagés et les maux de cœur. C'est-à-dire, pour parler crûment, entre le cul interchangeable et le cœur lésé. Et bien que l’on ne puisse pas affirmer une relation de cause à effet, deux hypothèses semblent avoir été privilégiées :
La première serait la dure nécessité de répondre à une augmentation des besoins financiers pour l’entretien des épouses et de la progéniture qui en découle.
La seconde serait le stress qu’implique la nécessité de donner satisfaction de façon égale à l’ensemble des épouses.
Et après que l’on ne vienne pas me dire que l’Islam n’est pas une religion d’amour !
Ingres : « La petite baigneuse, intérieur d’un harem »