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175. « On achève bien les chevaux » (4)

 

Un des rêves socialistes (quel que soit le pays) est de fonctionnariser la médecine. Cette perspective ne devrait pas être rejetée par les médecins, leur pratique serait bien plus confortable car débarrassée de la gestion d’une petite entreprise (pour les cabinets) et de la plupart des soucis administratifs que les médecins libéraux connaissent aujourd’hui en France, et qui n’ont de libéraux que le nom. Les médecins hospitaliers ne se plaignent pas de leur façon d’exercer.

Je pense que dans une médecine fonctionnarisée les malades seraient plus à plaindre que les médecins dont la liberté d'action est entravée par les directives qu'on leur impose au détriment de leurs patients. Les pays communistes en ont donné quelques exemples où une médecine « au noir » s’était développée parallèlement au système officiel, véritable médecine "à deux vitesses".

Il ne semble pas non plus qu’un système fonctionnarisé soit plus efficace sur le plan économique comme le montre l’état du National Health Service britannique.

Je retranscris ci-dessous l’intégralité d’un article rédigé par Claire Breguet le 4/05/15 dans [la-nouvelle-gazette.fr]

« Les nouvelles lignes directrices pour les médecins du système de santé britannique (NHS, National Health Service) les obligent à demander à leurs patients de plus de 75 ans (ou plus jeunes s’ils souffrent d’un cancer, de démence ou de maladies pulmonaires ou cardiaques graves) s’ils seraient d’accord pour ne pas être réanimés si leur santé se détériore rapidement. Le guide du NHS entoure cette mesure d’euphémismes sur « l’amélioration des soins en phase terminale », disant que la réanimation est un geste qui dans certains cas peut avoir de graves conséquences sous forme de fractures ou de blessures [lésions] cérébrales. Les professionnels de la santé considèrent comme « complètement équivoque » cette directive car elle conduirait les personnes âgées à penser qu’elles vont être éliminées, rapporte le Daily Mail.

Le journal se réfère à des plaintes de patients qui se sont présentés chez le médecin pour un contrôle de routine et qui ont été choqués d’avoir à répondre à propos d’une réanimation (dangereuse) ou d’une aide à mourir. L’année dernière, certains médecins ont inséré l’indication « Ne pas réanimer » dans l’histoire de certains patients sans leur consentement, ce qui signifiait les priver de liquides et d’aliments en cas de détérioration rapide de leur situation. Les nouvelles lignes directrices viendraient combler cette lacune, mais selon un expert consulté par le Daily Mail, elles restent près du suicide assisté ». Le Dr Patrick Pullicino, professeur de neurosciences cliniques à l’Université du Kent et l’un des leaders de l’opposition à ce type de protocoles, note qu’il est absurde de prétendre que quelqu’un accepte de ne pas être réanimé avant même être malade. Pour quelqu’un qui va bien, ou qui a une maladie bénigne ou modérée, c’est totalement déplacé ».

Dans certaines régions de l’Angleterre, le protocole est mené parfois abruptement, sur appel téléphonique dans lequel il est demandé au patient de décider comment il veut planifier sa mort. Le Daily Mail note qu’en vertu du protocole en vigueur depuis les années 90, a été introduit en 2013/2014, le Liverpool Care Pathway (Protocole de soins de Liverpool) Des patients déshydratés que leurs parents alimentés [alimentent] en utilisant des éponges humides parce que les infirmières avaient interdiction de leur donner de l’eau. »

On voit que le NHS britannique se porte très mal au point de vouloir achever les vieux anglais par souci d’économie. Et les Anglais sont déjà gagas depuis la naissance d’une nouvelle princesse.

175. « On achève bien les chevaux » (4)

D’un spectacle de Bartabas

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D
CARLUS. Les décisions personnelles en matière médicale ne sont pas les mêmes lorsqu'on est en bonne santé ou quand on est malade. Là, les britanniques tombent dans la déshumanisation jusqu'à ne pas donner à boire à un malade. Autant les achever d'une balle dans la tête, mais ce n'est pas économique en raison du prix de la balle; il est préférable de laisser mourir de soif.<br /> Reste que le problème du vieillissement de la population est un problème qui va devenir aigu et les choix s'imposeront. Tout est dans la manière.
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D
ZAZA. Il est certain qu'un œil neuf, hors des habitudes, peut être bénéfique. Mais gare aux dépenses !
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C
Tout en comprenant très bien que ce genre de question puisse choquer des gens, je dois avouer que je suis plutôt favorable à cette démarche. <br /> Nous prenons de notre vivant de beaucoup de décisions post mortem.  Nous n'attendons pas l'accident de la route pour décider d'être donneur d'organes. Nous n'attendons pas d'être à l'agonie pour faire un testament. Nous n'attendons pas d'être à l'hôpital pour créer une assurance-vie au profit de tel ou tel. Ou pour cotiser à une mutuelle obsèques. Alors, pourquoi ne prendrions-nous pas longtemps à l'avance la décision de ne pas être réanimé si c'est pour continuer à vivre comme un légume ?<br /> Il faut bien le dire : Le vieillissement de la population posera des problèmes nouveaux. Si, à l'avenir, on n'a pas assez d'argent pour soigner tout le monde, il faudra bien se rendre à l'évidence que la survie artificielle et comateuse d'un nonagénaire coûte la vie à trois jeunes adultes atteints du cancer.<br /> Et comme ce n'est pas au médecin de prendre ce genre de décision, mais au patient, il faut bien lui poser la question. Un jour ou l'autre.<br />  
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Z
Vous croyez que la France risque d'être contaminée par ces pratiques anglaises ????? Personnellement, je ne le pense pas. Mais de changer d'interlocuteur généraliste de temps en temps, notamment en France est un bien. Je viens d'en faire l'expérience ce midi avec la remplaçante de mon généraliste. Il est vrai qu'à midi, j'étais son dernier client.<br /> Eh bien Doc ne n'en suis toujours pas revenue.... 3/4 heures d'entretien sur toutes mes pathologies, d'où<br /> <br /> un renouvellement d'ordonnance, me réintroduisant les statines pour le cholestérol impossible à mesurer, l'arrêt d'un diurétique de l'anse (lasilix) dont je n'avais pas besoin,<br /> frottis, le dernier ayant dépassé les 3 ans requis,<br /> une ordonnance pour effectuer une échographie pelvienne.<br /> prescription d'un bilan sanguin complet dans 3 mois,<br /> ordonnance pour ma seconde paire de chaussures orthopédiques<br /> récupération du courrier du cardiologue vu en février dernier et que je n'avais réussi à récupérer.<br /> <br /> Comme quoi, être suivi toujours par le même généraliste n'est pas ce qu'il y a de mieux, et pourtant, il doit être référencé par la Sécu pour être remboursé correctement.<br /> Un petit bout de ciel bleu, mais pour combien de temps ????? Bon après midi. ZAZA
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