Ce matin sur les ondes, j'ai entendu un homme politique s'alarmer de la situation sociale française, pointant un doigt accusateur sur les inégalités sans cesse croissantes, pleurant sur l'appauvrissement des plus démunis, scandalisé par les salaires des chefs des grandes entreprises qui, sans prendre de risque, s'octroient néanmoins des sommes exorbitantes en fin d'année ou lors de leur retraite, soutenant la taxation des hauts revenus, pestant contre ceux qui opposent les catégories de Français entre elles, conscient que l'important est de réduire le chômage et rejetant avec mépris tout ce que peut véhiculer le FN.
Et me suis-je dit : voilà un homme de l'opposition prêt à s'attaquer à quelques travers criants de la société qui, loin d'être corrigés, ont plutôt empiré sous la présidence actuelle.
Pas du tout ! Il s'agissait de Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture du présent gouvernement et chaud partisan de la reconduite de Sarkozy aux affaires.
Autrement dit : c'est pas de jeu ! On efface tout, on oublie les quatre années, et on recommence !