Nous sommes allés voir l’exposition au Grand Palais consacrée à Odilon Redon. La première depuis plus d’un demi-siècle. Un peintre du fantastique à l’époque du réalisme et de l’impressionnisme.
Ses lithographies (« ses noirs ») où
l’onirisme est plus prêt du
cauchemar
que du rêve avec une prédilection pour les têtes d’homme coupées servies sur un plateau ou dans un pot (« homme cactus »), les yeux exorbités ou sortis de la tête pour aller seuls dans le monde (« œil
ballon »), des anges déchus ou des animaux fantastiques plutôt inquiétants (« araignée souriante »).
Par contraste ses tableaux foisonnent de couleurs et ont une légèreté, une délicatesse et une poésie bien loin des cauchemars de ses lithographies mais toujours dans le rêve.
« Ophélia »
« Nuages en fleurs »
« Le sphinx rouge »