Manifestation Place de la République le 13/06/20
"Le Conseil d’État a levé ce samedi 13 juin l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, imposée dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, rétablissant la liberté de manifester, dans le respect des “mesures barrières”...
"Le juge administratif affirme donc qu’une interdiction ne pourrait être justifiée que “lorsque ces mesures barrières ne peuvent être respectées ou que l’événement risque de réunir plus de 5000 personnes”,
"Le juge administratif a tenu à préciser que “conformément à la loi”, toute manifestation sur la voie publique devait “faire l’objet d’une déclaration préalable” et pouvait être interdite par les autorités de police ou le préfet, “s’ils estiment qu’elle est de nature à troubler l’ordre public, y compris pour des motifs sanitaires, ou lorsque les circonstances locales l’exigent”. (Tirés du Huffpost du 14/06/20).
J'ai la nette impression que nous vivons dans deux mondes parallèles : celui des institutions qui tournent en roue libre et sans prise véritable sur celui de la réalité. On pourrait me rétorquer que l'Etat a pu imposer la privation quasi totale de circuler pendant la période de confinement, mais plus que l'Etat, c'est la peur qui fut le moteur principal de l'obéissance. La peur a disparu et les mondes parallèles sont réapparus.
La France peut se targuer d'être la championne mondiale dans la production des grèves et des manifestations. Les grèves ne s'exportent pas, mais par contre, les manifestations peuvent être reprises à l'étranger comme ce fut notamment le cas en 1968. Deux productions dont l'excès ne rapporte que la ruine. Le monde idéologique parallèle au monde réel .
Ce qui est étonnant est que la mort de deux personnes à la suite d'une interpellation par la police, celle de George Floyd dans des circonstances connues, et celle d'Adama Traoré dans des circonstances que l'on ignore, a conduit à honorer deux délinquants par des milliers de personnes et pour le premier dans de multiples pays. Une mort indue, mais purificatrice jusqu'à la quasi béatification des voyous avec l'éclosion d'une "génération Adama".