Je ne veux pas parler des activités ludiques du menteur ébouriffé, Boris Johnson, qui se sont déroulées dans un cadre officiel alors qu'elles étaient interdites – par ses soins – à ses administrés pour lutter contre la pandémie. Je veux parler de la polémique déclenchée en Finlande par la Première ministre Sanna Marin surprise en train de danser lors d’une fête, et qui s’est astreinte à subir des tests pour montrer qu’elle n’était pas droguée. Car danser quand on est une jeune femme en charge d’un pays ne peut s’expliquer que si l’on est droguée et/ou alcoolisée. S’amuser devient un péché, et aggravé si l’on est une femme. On se croirait en Afghanistan. Constatons qu’en Occident, cette ludophobie contraste avec la libération du sexe dans la manière de s’en servir et même dans les encouragements à en changer s’il ne vous convient pas. La différence c’est qu’en matière de sexe, on ne s’amuse pas, car le sexe a pénétré dans l’idéologie, et il n’arrête pas de faire des petits. Illustration : Toulouse-Lautrec, "Marcelle Lender dansant le boléro".