Ces dispositifs rapportés dans cet entrefilet tiré du Canard enchainé font penser aux dispositifs d’accompagnement scolaire afin de permettre aux élèves en difficulté de rattraper leur retard. Les représentants de ces ethnies et de ces groupes raciaux sous-représentés ainsi mis en avant ont peut-être le talent de figurer dans ce concours et seront donc à leur place, mais ceux qui n’ont pas ce talent se réjouiront sans doute d’y être par favoritisme au dépend des gens talentueux qui n’y figureront pas. En fait, ces dispositifs sont la marque du mépris des promoteurs de l'inclusion qui se révèlent paternalistes envers ces groupes humains littéralement considérés comme des "peuplades" sous-représentées que l’on estime incapables de réussir par leur propre talent et que l’on se doit d'accompagner comme des enfants attardés, dans une démarche qui s’apparente fort à celle des coloniaux envers les peuples colonisés. Premier paradoxe du wokisme qui se veut "décolonial"mais qui réclame une protection par ceux qui décident. Le second est d'avoir fait resurgir la notion de race (sans argument biologique) et de "racisé", concept essentiellement basé sur la couleur de la peau (à quand le nuancier ?) qui aboutira un jour ou l'autre à la comparaison entre les groupes humains dont on met en avant les caractéristiques, avec le risque d'une hiérarchisation entre eux, ce qui alimentera le racisme que le wokisme prétend combattre.